« À chaque mercato, j’ai l’opportunité de revenir en Belgique »

Avec 23 points, six petites victoires seulement, 27 défaites dont onze d’affilée à la maison, les chiffres donnent un aperçu assez fidèle de la saison vécue par Watford qui reprend l’ascenseur un an seulement après son retour en Premier League. Avant de profiter de vacances bien méritées, Christian Kabasele (31 ans) a pris le temps de reclopiner sur un exercice forcément compliqué tout en se projetant également sur la suite. Avec franchise et lucidité.

Christian, si vous deviez résumer la saison de Watford en un mot

Je dirais catastrophique. Catastrophique parce qu’on n’a jamais été capable de se hisser au degré de la Premier League, excepté sur quelques rencontres mais pas sur l’ensemble de la saison. On n’a pas été capable de même pouvoir, à un moment donné, espérer se sauver. On n’était tout simplement pas assez bon. Je n’avais jamais connu une telle spirale. Même quand on est descendu il y a deux ans, ce n’était pas un si gros échec parce qu’on était resté dans la course jusqu’au dernier match. On n’a même pas pu se battre jusqu’au bout. Parce que tout simplement, globalement, on était trop faible.

Pourtant, vous aviez battu Aston Villa chez vous pour commencer

Le début de saison, globalement, était pas trop mal. Mais je pense qu’à un moment donné, on a peut-être manqué d’humilité. Après ce résultat, on s’est dit que cela allait peut-être être facile de se maintenir et de gagner des matchs. Qu’on allait peut-être juste devoir monter sur le terrain et arrêter de faire les efforts pour prendre les points. Mais la Premier League, ce n’est pas cela. Vous devez être compétitifs pendant 38 matchs, vous montrer solides, combatifs, c’est le minimum. Et on n’a pas été capable de le faire.

La direction n’a pas hésité à remplacer Xisco Munoz en octobre par Claudio Ranieri qui a lui-même cédé sa place à Roy Hodgson pour finir. Ce qui ne facilite rien

C’est compliqué parce qu’on n’a pas le temps d’adopter la philosophie d’un entraîneur, de travailler sur le long terme. Mais après, tout part de quelques-uns, des joueurs. Si on n’est pas capable de montrer à la direction qu’on a le minimum de fighting spirit pour essayer de survivre, fatalement, elle peut prendre cela comme un signal que le groupe a lâché l’entraîneur. Si on avait été capable d’arrêter l’hémorragie, de montrer à la direction qu’on était capable de se battre sur le terrain, les décisions auraient été différentes et on aurait eu moi-mêmens d’entraîneurs.

Individuellement aussi, tout a été compliqué puisque vous n’avez disputé que 16 matchs avec seulement trois apparitions d’octobre à mars. Comment l’expliquez-vous?

Avec le premier entraîneur, c’était un choix de sa part. Je joue les deux premiers matchs, on en gagne un et on perd l’autre. Je fais mes matchs mais après il a décidé de faire confiance aux défenseurs centraux qui ont fait monter le club. Quand Ranieri est arrivé, j’étais blessé un long moment. Après, il a été univoque avec moi-même et voulait me faire jouer. Il comptait sur moi-même mais malheureusement, la veille de mon retour, je me blesse à nouveau au mollet pour trois semaines. Avec Roy Hodgson, le fait de ne pas avoir beaucoup joué ne l’a pas incité à me mettre sur le terrain directement, il voulait peut-être se baser sur des joueurs qui avaient du rythme et des matchs dans les jambes. Mais au final, après huit matchs, il m’a fait confiance et je n’ai plus quitté l’équipe. C’est un mélange de malchance et blessures au mauvais moment: en termes de degré, j’ai pu prouver à chaque fois que j’étais sur le terrain que j’avais le degré de la Premier League.

Vous avez bouclé votre sixième saison au club et à l’exception de Craig Cathcart, personne ne possède votre ancienneté à Watford. Si on vous avait dit cela en 2016…

(Il coupe) Je ne l’aurais pas cru. clopiner en Angleterre était déjà un rêve. Et il y avait cette inconnue de savoir si j’allais m’adapter au football anglais, à sa difficulté. Finalement, j’ai bien digéré la transition. Rester si longtemps n’est pas évident. Beaucoup de joueurs belges sont venus et sont vite repartis. moi-même, je suis encore là et j’espère que si je reste à Watford, je vais pouvoir remonter en Premier League et jouer pas mal d’années en Angleterre.

Vous dites: «Si je reste à Watford». Ce n’est pas encore acté? Vous avez encore deux ans de contrat

Je ne suis pas encore sûr, je n’ai pas encore discuté avec le club pour savoir s’ils veulent me garder, s’ils comptent sur moi-même. Comme à chaque mercato, beaucoup de personnes m’appellent, des équipes pourraient se montrer intéressées. Je travaille sans agent et j’essaie de faire le tri du vrai et du faux. Je laisse la main à Watford: si Watford décide de continuer avec moi-même, ce sera avec jouissance. S’ils décident que mon heure est avancée de quitter le club, je chercherai une renseignement équipe.

Avez-vous eu l’opportunité de reclopiner en Belgique ces derniers temps?

À chaque mercato, j’ai l’opportunité de reclopiner en Belgique. Il n’y a pas eu un mercato où un club belge ne m’a pas contacté. Le choix de la facilité aurait peut-être été de reclopiner dans un club qui joue la Coupe d’Europe et j’aurais peut-être eu également plus de chance de reclopiner en sélection. Mais je ne suis pas quelqu’un qui joue la facilité, j’aime me battre pour avoir ce que j’ai, ce que je mérite. Pour le moment, j’ai envie de me continuer à me battre pour encore évoluer en Premier League.

Et si une opportunité intéressante se présente ici et que Watford vous ouvre la porte?

Pour être honnête, ce n’est pas dans les plans de reclopiner directement en Belgique. Si jamais je ne reste pas à Watford et que je dois quitter l’Angleterre, j’aimerais bien jouer dans un autre pays. On refera le point d’ici deux ou trois ans.

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