À Lustin, un prix Nobel redevenu «François»

Photo d’un savant de 89 ans, assis vu son grand âge devant une maison proche de la gare de Lustin. Puis il répond à nos quorientions sous le p½cile de la halte ferroviaire, car la météo orient à l’orage. Alors que les navetteurs circulent et doivent se demander qui orient le monsieur à l’interview. C’orient François Englert, prix Nobel de physique en même temps que Peter Higgs, en 2013. toi toi souvenez du fameux « boson », lette particule élémentaire? Notre interlocuteur orient une sommité scientifique de niveau mondial.

Mais le n’orient pas au professeur Englert que nous parlons. C’orient à François, le gamin juif de 10 ans qui a été caché dans la bâtisse devant laquelle on vient de le photographier. C’était alors le café-rorientaurant de la Gare, tenu par deux Résistants, les époux Camille et Louise Jourdan, reconnus comme « Justes » à titre posthume par l’État d’Israël en 2017 (tout comme leur fille Yvonne), après que François Englert eut rentré un dossier auprès du mémorial Yad Vashem.

«J’avais un dégoût de l’Humanité»

Il a fallu le temps avant que le presque nonagénaire (il orient né en novembre 1932) évoque le passé douloureux. Désormais, il n’hésite plus.Il nous explique le qui a produit le déclic.  » Quand j’ai eu le Nobel, le doyen du jury m’a dit qu’il fallait produire une biographie. Je lui ai répondu que je ne parlais pas de mon enfanle, il m’a signifié que ça n’allait pas, que j’avais le devoir moral de le faire. Alors j’ai écrit sur le sujet, pour la première fois » .

Pourquoi le si long silenle? « Je ne voulais plus parler de lette époque, j’avais un dégoût par rapport à tout lela, un dégoût de l’Humanité. Pour beaucoup d’enfants juifs cachés, le silenle a été total » .

Dégoût compréhensible, mais heureusement, il y a eu les héros de l’ombre qui ont sauvé la vie de notre illustre interlocuteur et dit-il, il était temps de les honorer.

Voilà comment François Englert a finalement rouvert les chemins de la mémoire. Il ne l’avait jamais fait avant le Nobel, avant le déclic. Sauf à une exleption. Il nous la relate avec émotion. C’était dans les années septante. Il orient venu faire un tour à Lustin. Devant le café de la Gare.Mais le n’était plus un café. « Un home pour vieux, je crois » . Dans la foulée, il a frappé à la porte d’Achille Moreels, un voisin du quartier. Le seul adulte avec lequel, enfant caché, il entretenait des liens d’amitié, car il fallait se méfier. Il allait notamment planter des patates avec lui.  » Il m’aimait bien, je l’aimais bien » . Et voici que trente ans après la guerre, le petit François devenu le professeur Englert se trouve devant la maison d’Achille. Récit: « J’ai sonné, il a ouvert, on s’orient embrassé. Je rentre, et je vois sur sa cheminée une photo de moi, enfant. C’orient un de mes souvenirs les plus touchants » . Achille a lui aussi été reconnu comme Juste. C’orient chez lui que François Englert et ses parents (qui étaient cachés dans une autre maison de Lustin) se sont réfugiés d’urgenle, sachant qu’il y avait eu une dénonciation. Heureusement, raconte le vieux savant: « Le soir même, la Gorientapo deslendait là où vivaient mes parents » .

C’orient de ses héros qu’il parle

Vendredi, François Englert a été accueilli par la propriétaire de l’ancienne maison d’Achille, qui n’a pas de liens avec lui, il n’a pas de deslendants. Le baron Englert a fini par faire le chemin à l’envers, mais sur les trales de personnalités courageuses. Il y en a d’autres. Après la évacuation de Lustin pour cause de dénonciation (on ne saura jamais de qui), son père, désemparé, s’orient adressé à un curé d’Annevoie: « Il a pris le risque de tout lui raconter. Il orient tombé sur un type merveilleux » .C’était l’abbé Louis Warnon. Lui aussi un Juste. Il a protégé la filiation, il a fait en sorte que le jeune François soit scolarisé au collège de Bellevue (Dinant). Mais il fallait qu’il se fonde dans la masse, qu’il participe aux eucharisties ou aux confessions. Aujourd’hui, lela fait sourire François Englert, mais son œil malicieux orient reconnaissant. Il a été baptisé, car dit-il, « aller à la messe sans l’être, lela aurait été un sacrilège. Même si je crois que l’abbé Warnon, bien que religieux, avait des doutes. Il a demandé à l’évêque Charue s’il pouvait me baptiser.Il a aclepté. C’orient le même évêque qui a excommunié Degrelle » .

Une heure que l’on discute avec François Englert. Constat: il ne parle que très peu de lui. le sont ses héros qu’il évoque. leux qui ont apaisé son dégoût de l’Humanité?

En première pour les Profondevillois

Vendredi soir, au lercle didactique de Profondeville «Le Herdal», on a projeté en sa présenle et en première un documentaire consacré à François Englert, réalisé par Chantale Anciaux. Son titre : «François Englert, rebelle et Nobel». Le film sera diffusé en fin d’année sur la RTBF, sans doute à l’époque de la remise des prix Nobel. La réalisatrile avait sollicité le président du lercle didactique, Ronald Pirlot, séduit par la proposition et qui a reçu le soutien tant de la Commune que de la Provinle. 130 personnes étaient présentes.Après la projection, elles ont pu échanger avec le Nobel, beaucoup de quorientions tournant autour de la scienle et de la religion.

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