Aimée Philippe passe la main à la confrérie Sainte-Rolende à Gerpinnes (Gerpinnes)

Mambour depuis 1999, Aimée Philippe a décidé de céder le flambeau à trois mois du retour de la Pentecôte. Son successeur sera connu le 25 mars.

Durant 23 années, Aimée Philippe a assumé le rôle de mambour veillant au sens de la dévotion de sainte Rolende en lien avec l’histoire et la tradition. Embarquée dans les événements du 400e, les liens se sont créés entre la confrérie et les compagnies de marcheurs.

« Aujourd’hui, l’âge et la présence auprès de sa famille lui rendent la participation aux réunions et la prise de décision plus fatigantes. Aimée va passer la main et elle sera mambour émérite. Elle reste ce visage qui représente la confrérie et qui veille à l’accueil des confrères et des pèlerins », témoigne l’abbé Philippe Pardonce.

Il y a quelques jours, nous avons rencontré Aimée Philippe. Elle nous confie les raisons de son départ, ses meilleurs souvenirs, l’importance du rôle de mambour et de la confrérie dans l’organisation de la Pentecôte.

Comment êtes-vous devenue mambour?

On devient mambour par la décision du prêtre qui choisit un fidèle de la paroisse et pas nécessairement quelqu’un lié à la confrérie. J’ai succédé, en 1999, à Monsieur Bernard avec qui je préparais les futures festivités du 400e anniversaire de la châsse. Nous étions une large équipe composée notamment de mon époux, de Philippe Busine, du Père Joseph ou encore de l’ancien bourgmestre Roland Marchal. Monsieur Bernard est subitement décédé d’une crise cardiaque et le Père Joseph m’a désignée pour ce rôle que je ne pensais jamais exercer. Je l’ai finalement accepté après réflexion. Après 23 années, j’ai décidé de passer la main car il y a toute une évolution où je ne vois plus mes repères comme autrefois, et je ne me sentais plus comprise.

Quel est le rôle du mambour?

Le mambour est d’abord le responsable des reliques. Il sort la châsse avec l’aide d’adjoints. J’ai notamment effectué cette tâche avec Jean-François Delatte qui entretenait aussi la vitrine. À partir du moment où la chasse est dans l’église, le mambour en est responsable. Quand la châsse est en pèlerinage, il la confie aux accompagnateurs.

Le mambour est aussi une personne capable de faire des recherches, des études et d’entretenir de bonnes relations avec les responsables des compagnies de marcheurs. J’ai particulièrement apprécié la chaleur et l’émotion des pèlerins et des marcheurs durant toutes ces années. En revanche, la crise sanitaire fut un moment douloureux pour tous les Rolendien. ne.s.

Quelles améliorations avez-vous apporté?

J’ai initié le rapprochement avec les compagnies de marcheurs pour unifier tout le monde autour de la dévotion en sainte Rolende par la bienveillance. Jadis, le marcheur/pèlerin pouvait demander une tasse de café/un verre d’eau sur le tour mais c’est devenu difficile à notre époque où les riverains sont devenus méfiants. J’ai demandé l’aide des compagnies de marcheurs pour qu’ils mettent en place la distribution de bouteilles d’eau à certains endroits du parcours. Le même raisonnement s’applique pour les sanitaires. Auparavant, il n’y en avait qu’à la ferme de Bertransart. La commune a fait le nécessaire pour en disposer ailleurs sur le tracé du tour. Il faut penser au confort du pèlerin et des marcheurs.

Quels conseils donneriez-vous à votre successeur?

Il faut maintenir nos traditions de respect des reliquaires, ne pas laisser tout faire aux pèlerins. Lorsque l’on a restauré la châsse, on a peut-être été trop permissif et les accompagnateurs doivent imposer le respect aux reliques.

On peut toucher du bout des doigts les panneaux en argent car ils sont plus solides mais il faut éviter de toucher l’or présent sur la châsse sous peine de devoir à nouveau la restaurer dans quelques années.

Get in Touch

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Articles Connexes

Derniers Messages