Amnesty fait des JO 2022 une tribune pour les prisonniers d’opinion devant l’ambassade de Chine (Bruxelles)

À l’approche des Jeux olympiques d’hiver de Pékin qui s’ouvriront le 4 février, une dizaine de militants d’Amnesty International ont appelé ce mercredi en fin de matinée, devant l’ambassade de Chine à Bruxelles, à la libération de 5 défenseurs des droits humains.

Une bannière avec leurs portraits, mis en exergue au moyen des 5 anneaux olympiques, a été déployée. Elle était portée par des militants qui avaient des flambeaux en main.

Les personnes visées par cette campagne sont la journaliste citoyenne Zhang Zhan, l’universitaire ouïghour Ilham Tohti, la défenseure des droits du travail Li Qiaochu, l’avocat spécialiste des droits humains Gao Zhisheng et le blogueur tibétain Rinchen Tsultrim. Amnesty International a lancé fin décembre une pétition en ligne en leur faveur.

« Nous demandons la libération de ces cinq courageux défenseurs des droits humains, de même que celle de toutes les autres personnes emprisonnées en Chine pour le simple fait d’avoir exprimé une opinion dissidente », explique Philippe Givron, coordinateur Chine de la section belge francophone d’Amnesty International.

BELGA

« Les Jeux olympiques de Pékin promettent d’offrir un spectacle sportif mémorable, mais le monde qui les regardera ne peut pas ignorer délibérément ce qu’il se passe ailleurs en Chine », ajoute Alkan Akad, chercheur sur la Chine pour l’ONG. Amnesty International appelle les représentants des gouvernements à voir dans cet événement une opportunité majeure pour discuter des droits humains avec les autorités chinoises.

L’ONG exhorte le Comité international olympique (CIO) à respecter les engagements relatifs aux droits humains pris par les autorités chinoises en perspective des Jeux, à savoir le respect de la liberté des médias, les droits des travailleurs, la possibilité de tenir des manifestations pacifiques ou encore ceux pris par rapport aux sportifs. La joueuse de tennis Peng Shuai, qui a participé par trois fois aux Jeux olympiques, a cessé d’apparaître en public après avoir accusé, en 2021 sur les réseaux sociaux, un ancien vice-Premier ministre chinois de l’avoir agressée sexuellement. Le CIO a en réaction organisé un appel vidéo avec elle. Amnesty l’encourage à en faire davantage pour garantir la liberté d’expression des athlètes.

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