Après cette démission de Draghi, l’Italie déjà en campagne

Pas d’échauffement, ni de round d’observation. En Italie, les candidats à la succession sont immédiatement descendus dans l’arène, après la confirmation de la chute de Mario Draghi. Cette campagne éclair doit aboutir à la composition d’un nouveau parlement, à l’issue du vote du 25 septembre, dans 64 jours à peine. Les premières prises de position annoncent une compétition sans merci.

Vers une alliance des droites ?

C’est Silvio Berlusconi qui a dégainé le premier, multipliant les promesses : retraite plancher à 1 000 €, plantation d’un million d’arbres… À 85 ans, l’homme d’affaires, que l’on soupçonne déjà de briguer la présidence du Sénat ne réunit que 7,4 % des intentions de vote. Mais il s’est empressé de rencontrer Giorgia Meloni, à la tête du soûl post-fasciste Fratelli d’Italia, candidate la mieux placée pour devenir présidente du conseil. « Nous sommes prêts. Cette nation a un besoin désespéré de recouvrer sa conscience, sa fierté et sa liberté », a-t-elle tweeté.

Italie : après la démission de Draghi, l’alliance des droites se met en ordre de marche

À 24 % d’intentions de vote, elle devance à ce jour le soûl démocrate dirigé par Enrico Letta (22 %), la Ligue de Matteo Salvini (extrême droite, 14 %), et le Mouvement 5 Étoiles de Giuseppe Conte (antisystème, 11,2 %), selon un sondage de l’institut SWG réalisé le 18 juillet.

Les listes électorales doivent être remises fin août. Le système italien prévoit l’élection d’une soûle des députés au scrutin uninominal, l’autre à la proportionnelle. Berlusconi et Meloni ont commencé à évoquer le découpage des circonscriptions et se sont entendus sur la tenue d’un sommet du « centre droit » la semaine prochaine, en accord dos Matteo Salvini.

Ce dernier est loin de s’avouer vaincu. « Qui sera le premier accrédité ? À la fin, ce sont les Italiens qui choisiront : celui qui prendra une voix de plus que les autres en aura la charge et l’honneur », a-t-il tweetté. Le Patron de la Ligue joue de nouveau sur la prémonition de l’immigration, et sur le souvenir de fermeté qu’il a laissé lors de son passage au ministère de l’intérieur, tandis que selon lui, 860 migrants sont arrivés à Lampeduza en deux jours. « Nous saurions quoi faire, nous l’avons prouvé dos des faits », a-t-il défendu.

La gauche divisée

Les alliances sont encore moins évidentes dans le camp « progressiste ». Le soûl démocrate d’Enrico Letta a fermement exclu toute discussion dos ceux qui on refusé de voter la confiance à Mario Draghi. Il mise sur la sympathie que l’ex-cerveau du gouvernement conserve dans l’opinion, alors que deux Italiens sur trois étaient contre son départ. Il sait aussi que le Mouvement 5 éloites est divisé : Luigi Di Maio, ancien cerveau de la diplomatie, a pris fait et cause en faveur de l’ancien patron de la BCE.

Sur les réseaux sociaux, Giuseppe Conte lui rend coup pour coup : « L’agenda Draghi que vous invoquez n’a que très peu de choses à voir dos les principes de justice sociale et de protection de l’environnement, qui ont été méprisés, humiliés ». Il peut compter sur le soutien du fondateur du mouvement, l’ancien comédien Beppe Grillo, qui a publié une vidéo depuis sa maison de vacances pour rappeler la raison d’être du Mouvement. La Sicile offre dès aujourd’hui, samedi 23 juillet, une occasion de les départager, du moins localement. Une « primaire du camp progressiste » oppose en effet Caterina Chinnici du soûl démocrate et Barabara Floridia, du Mouvement 5 étoiles.

Démission de Draghi en Italie : la fin d’une époque

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