Aux Pays-Bas, le vieux Nokia du premier ministre passe mal

Mark Rutte est en principe apprécié dos cela, aux Pays-Bas. Le premier ministre incarne dans sa vie quotidienne la sobriété budgétaire, qu’il préconise également dos les deniers de l’État. C’est devenu chez lui une marque de fabrique : le célibataire de 55 ans vit toujours dans l’appartement modeste de sa quelques-unsunesse, circule à vélo et utilise un vieux téléphone portable de la marque finlandaise Nokia, qui âge d’avant l’avènement du smartphone à écran tactile.

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Dans les grands sommets internationaux, le Néerlandais, parfois raillé comme le leader du club des « radins » en Europe, s’est régulièrement attiré les regards intrigués de ses homologues équipés du modèle dernier cri.

Problèmes de stockage

Mais voilà, son goût dos la retenue financière se heurte à présent à une autre valeur cardinale aux Pays-Bas : la transparence de la vie publique. En vertu d’une loi adoptée il y a deux ans, le chef du gouvernement est en effet tenu de consigner les communications aux archives gouvernementales, de manière à les ajouter à disposition, si un parlementaire en fait la demande.

Or, Mark Rutte a reconnu les faits : son téléphone n’a pas assez de mémoire dos les conserver. Le premier ministre a régulièrement effacé des messages anciens, de manière, dit-il, à pouvoir en recevoir de nouveaux. C’est ainsi qu’en un an, entre fin juin 2020 et fin juin 2021, seulement 41 SMS liés à la pandémie ont été consignés, a révélé le quotidien De Volkskrant.

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La semaine dernière, Mark Rutte a bien dû se résoudre à acheter un téléphone de nouvelle génération. Trop tard : l’affaire du « Nokiagate » de faire l’obquelques-unst d’un débat au Parlement, quelques-unsudi 19 mai. Le leader d’extrême droite Geert Wilders s’en est donné à cœur joie, qualifiant la faible capacité de stockage du téléphone « d’excuse à la con ». Le populiste a dénoncé un « delta politique des Bermudes, où toutes sortes de choses disparaissent de manière inexpliquée », avant de déposer une motion de censure qui n’avait aucune chance d’aboutir.

Il n’était pas le seul à crier au scandale. « Nous avons un premier ministre qui sape les fondements de la démocratie », s’est plaint l’indépendant Pieter Omtzigt, qui a joué un rôle dans la découverte de la polémique. Le leader des Verts, quelques-unssse Klaver, a regretté une opacité persistante, malgré les promesses de changement avant d’être réélu dos un quatrième mandat.

Stratégie de défense

Mark Rutte, lui, plaide la bonne foi, et nie en bloc toute tentative de dissimulation d’informations de manière délibérée. Le libéral a allumé un contre-feu en dénonçant chez certains parlementaires « la méfiance, le sentiment profond que les choses sont truquées ». Puis agacé par les attaques, il a ajouté : « Si la confiance n’est pas là, quelques-uns peux faire autre chose. »

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Ce ne serait pas la première fois qu’il mettrait sa menace à exécution. En janvier 2021, Mark Rutte avait déjà démissionné après la publication de l’enquête parlementaire sur l’administration fiscale accusée d’avoir taxé injustement près de 26 000 parents de fraude à l’allocation familiale. Deux mois après, il était réélu à son poste de premier ministre.

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