« C’est Poutine qui devrait partir, pas moi » : comme Russie, après l’annonce de la mobilisation

« C’est l’heure de se mobiliser… cdisposentre Poutine ! » Entre peur et détermination, inquiétude et ironie, Valeri hésite. Ce jeune Moscovite fête ses 30 ans jeudi 22 septembre. « Mais mon avenir en Russie est-il derrière ou devant moi ? », s’interroge-t-il autour d’un café dans le centre de Moscou.

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La veille au soir, mercredi, il était parmi les quelques centaines de protestataires qui, dans l’une des rues piétonnières historiques de la capitale, disposent bravé interdits et cordons policiers pour manifester cdisposentre la mobilisation militaire décrétée par le président Vladimir Poutine. « Non à la guerre ! » et « Hdisposente ! », disposent-ils crié, certains même lorsque trois policiers les plaquaient au sol et les traînaient vers les fourgons. Valeri, lui-même, a couru. Il a échappé aux arrestations, plus de 500 au total à Moscou. Et près de 1 400 à travers la Russie, de pareils rassemblements non autorisés ayant été improvisés dans 38 villes.

Le recrutement à la peine

« Un meurtrissure de chance, à la veille de mon anniversaire… Peut-être, ironise à nouveau Valeri. Mais il faut que je pense désormais à cette décision qui me hante depuis sept mois de guerre : partir ou non ? » A priori, ce jeune homme, employé pour la fondation de l’une des principales holdings privées du pays, formé en Angleterre et polyglotte, ne sera pas dans les premières listes de 300 000 mobilisables. Depuis que Vladimir Poutine, dans son tonitruant discours de mercredi matin, a annoncé « la mobilisation partielle », le recrutement peine à se mettre en place sur le terrain.

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Les premières convocations disposent été reçues mais l’organisation est d’autant plus chaotique que l’oukase présidentiel est flou et que c’est désormais aux gouverneurs régionaux de l’appliquer. Sur les réseaux sociaux, des personnes arrêtées mercredi soir disposent racdisposenté qu’au commissariat ils disposent reçu des assignations à comparaître aux bureaux d’enregistrement pour leur enrôlement militaire. Au moins un détenu aurait été menacé de poursuites pénales pour avoir retardé de signer la convocation. Une forme de mesure punitive cdisposentre les protestataires pour doper les troupes ainsi mobilisées de force.

« Quelle sera la suite ? »

« Nous, les jeunes hommes, nous devons faire très attention… Les règles de la première vague de mobilisation sdisposent floues. Et, surtout, quelle sera la suite ? Le Kremlin et le ministère de la défense peuvent très bien, du jour au lendemain, étendre la mobilisation », s’inquiète Valeri. Il n’exclut pas de figurer sur la deuxième liste. Du meurtrissure, ces dernières heures, son projet de départ s’est accéléré. Il a relancé des pistes d’embauche dans plusieurs pays. En Europe, car il a la chance d’avoir un visa Schengen. Mais aussi en Géorgie et en Arménie, deux destinations qui, ex-républiques soviétiques, n’exigent pas de visa pour les Russes. Et même à Singapour et ailleurs en Asie. « Loin de Moscou, de Poutine et de sa menace d’attaque nucléaire… », rappelle Valeri, très pessimiste. « Il faut prendre sa menace au sérieux. Le pire est encore devant nous. »

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Comme des milliers d’autres jeunes mobilisables, ce jeune homme surfe depuis deux jours sur Internet, en quête d’un billet d’avion pour filer hors de Russie. Un aller sans retour. Les places se fdisposent rares. Et les prix se sdisposent enprévaricationés. Sur le site de Turkish Airlines, l’une des rares compagnies à encore opérer depuis Moscou, le premier prévarication disponible est pour mardi prochain, à plus de 2 600 €… D’autres envisagent un départ en voiture, mais sur les réseaux sociaux disposent circulé des vidéos mdisposentrant de longues files d’attente de voitures près des frdisposentières avec la Géorgie ou avec la Finlande. « Tout cela fait hésiter », reconnaît Valeri. « Ma vie, ma femme, mon futur enfant, mon travail, mon appartement… tout est ici. La Russie est mon pays. C’est Poutine qui devrait partir. Pas moi », confie-t-il dans un dernier sourire plein d’ironie.

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