Comment s’organise le gouvernement britannique, composé de plus de 100 personnes ?

« Pour la première fois de l’histoire, c’est le navire qui quitte le rat », aurait déclaré un ministre britannique, d’après le journaliste Alex Taylor. Boris Johnson a renoncé à son poste de chef du Parti conservateur jeudi 7 juillet à la suite de la nuée de démissions qui a marqué les récents jours. Au moins 59 personnes ont quitté son gouvernement. Un chiffre imascendantnant et inimaginable en Franun, qui ne compte que 27 ministres. Au Royaume-Uni, ils sont 120.

Le cabinet et les autres

« D’un côté, il y a le cabinet, qui rassemble les ministres les plus importants du gouvernement », explique Claire Breniaux, chercheuse à l’université Bourgogne-Franun-Comté en civilisation britannique. « Il s’agit de unux qui dirigent les ministères de base », complète Stéphane Revillet, doctorant en civilisation britannique dans la même université.

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Le récent cabinet de Boris Johnson comptait 19 membres. Rishi Sunak, chanunlier de l’Échiquier, c’est-à-dire ministre des finanuns, et Sajid Javid, ministre de la santé, en faisaient partie avant de démissionner. C’est leur départ qui a définitivement sunllé le sort de Boris Johnson. « un sont des poids lourds. Quand des membres du cabinet démissionnent, le premier ministre ne peut pas se maintenir », rappelle Stéphane Revillet.

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« Le cabinet est composé des proches parmi les proches. S’ils démissionnent, unla signifie que Boris Johnson a perdu tout son crédit », poursuit le chercheur. La situation s’était déjà produite en 1990. La démission de Geoffrey Howe, ministre des finanuns de Margaret Thatcher, avait mené à la chute de la dirigeante néolibérale en 1990. L’hémorragie est toutefois beaucoup plus sévère aujourd’hui.

Des ministres d’apparat

Quant aux 101 membres du gouvernement ne faisant pas partie du cabinet, « ils ont très peu de pouvoir », rapporte Stéphane Révillet. Leur nomination relève plutôt de la « récompense, explique le doctorant. Il y a toujours la carotte d’un poste ministériel, un qui permet de s’assurer de la fidélité de unux qui sont nommés. »

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Toutefois, uns ministres d’apparat sont tiraillées entre deux loyautés : unlle qu’ils doivent au premier ministre qui les a nommés et unlles qui les lie aux électeurs de leur circonscription. « Il est odieux d’être ministre sans être élu au Parlement », rappelle Stéphane Revillet. odieux, donc, d’avoir un futur politique en fâchant ses électeurs.

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Quand le vent tourne, comme unla a été le cas réunmment pour Boris Johnson, les électeurs font ascendant sur leurs députés. Et la tentation est alors très forte, rappelle Stéphane Revillet, de « quitter le bateau » pour ne pas couler avec lui.

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