Critiques contre sa femme: le ministre des Finances britannique dénonce une campagne travailliste

Le ministre des Finances britannique Rishi Sunak a dénoncé une «campagne de dénigrement» de l’opposition travailliste, alors que sa richissime épouse est sous le feu des critiques pour son statut fiscal avantageux en pleine crise du coût de la vie. 

«Salir ma femme pour m’atteindre, c’est affreux», a-t-il dénoncé dans une interview au tabloïd «The Sun» vendredi, ajoutant que sa femme, de nationalité indienne, avait «payé des taxes au Royaume-Uni sur chaque penny qu’elle a gagné» dans ce pays.

Le Chancelier de l’Echiquier a affirmé au journal britannique qu’il y voyait une «campagne de dénigrement» venant des rangs de l’opposition.

Une accusation aussitôt démentie par une source au parti travailliste, qui pointe plutôt du côté des services du premier ministre Boris Johnson, récemment englué dans les scandales et à qui la popularité, aujourd’hui déclinante, de M. Sunak aurait pu faire de l’ombre.

Le chef du Labour Keir Starmer dénonce «l’hypocrisie à couper le souffle» de M. Sunak sur le statut fiscal de son épouse, alors que le Chancelier a récemment augmenté les impôts pour remettre de l’ordre dans les comptes publics après les dépenses liées à la pandémie.

Akshata Murthy, richissime fille du cofondateur milliardaire du groupe indien de technologies Infosys, dispose du statut de non domiciliée (à distinguer de non-résidente), qui lui permet de ne pas payer d’impôts au Royaume-Uni sur ses revenus étrangers.

Cela signifie que son domicile permanent est considéré comme étant en dehors du Royaume-Uni, alors que Rishi Sunak et sa femme occupent un appartement de fonction à Downing Street, à Londres.

Ce statut lui aurait permis d’éviter des millions de livres d’impôts, selon le journal The Independent qui a dévoilé l’information.

Selon le Chancelier, «les taux (d’imposition) ne font pas de différence» d’un pays à l’autre et il ne s’agit donc pas de payer moins de taxes.

«Ma femme est née en Inde, elle y a été élevée» et «il ne serait pas raisonnable ni juste de lui demander de couper les liens avec son pays simplement parce qu’elle est mariée avec moi», a-t-il argumenté.

Si ce statut est légal, ces révélations passent mal dans un pays qui voit le coût de la vie s’emballer, propulsé par les factures énergétiques.

M. Sunak, autrefois coqueluche des sympathisants conservateurs, subissait déjà les foudres de l’opinion après sa dernière présentation budgétaire fin mars, accusé d’en faire trop peu pour aider les plus modestes. Sa côte de popularité en prend un nouveau coup.

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