de l’achat groupé en plein confinement qui n’est pas passé inaperçu (Dinant)

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Le passé de cet homme ne parle pas en sa faveur. Le Parquet requiert 2 ans et la révocation des sursis. L’addition risque d’être lourde.

Le prévenu qui se présente à l’audience est un rien nerveux. On lui reproche la vente d’amphétamines et de cannabis entre le 1er octobre 2019 et le 30 mars 2020. Il est aussi inquiété pour détention d’une carabine de calibre 9 sans permis, découverte lors d’une perquisition. Le prévenu s’explique: « c’était au début du confinement. On était parti à trois pour faire des courses. Un combi est passé. J’avais de l’herbe sur moi. » Quant à la carabine saisie fin mars 2020, il l’a acquise sur une brocante.

Le prévenu n’en est pas à son coup d’essai. Outre un nombre impressionnant de faits de roulage, le prévenu cumule les condamnations liées aux stupéfiants et ce dès 2007. En 2015, il écope de 2 ans et en 2017, 3 ans. Deux peines assorties d’un sursis probatoire. Évoquant ses projets, il souhaiterait se lancer comme indépendant en bâtiment. Ce qui semble compliqué au vu des saisies opérées pour rembourser l’actif illégal perçu durant les périodes infractionnelles.

Du côté du Parquet, on resitue l’interpellation dans son contexte. Lors de sa patrouille, la zone de police remarque un véhicule qui roule à vive allure. Se voyant repéré, le conducteur s’arrête devant la maison d’une connaissance et cache un « objet » entre la roue et le garde-boue. On y retrouvera 157 grammes de cannabis. « De la consommation personnelle » à diviser par 3.

La perquisition du domicile donne lieu à la découverte de 137 grammes de cannabis, près de 200 pilules d’ecstasy et 2 400€. On retrouve par ailleurs 1 280€ sur lui lors de l’interpellation. Des sommes qu’il justifie par un gain au casino.

Chances gâchées

Pour le substitut, la justice lui a donné des chances à deux reprises. Le Parquet requiert 2 ans de prison, la révocation de ses sursis, la confiscation des sommes trouvées et une amende de 1 000€.

La défense, assurée par Me Sophie Somers, met en lumière l’enjeu pour son client car, à la peine requise, s’ajoutent les autres peines de prison. « Il s’est vu saisir tous ses comptes en banque, ses voitures, ses biens mobiliers. Il n’a plus rien. » Son client qui était un toxicomane profond se reconstruit. « Il a travaillé sa toxicomanie pour pouvoir voir ses enfants dans un centre de rencontre. »

Elle sollicite un ultime sursis probatoire. L’affaire a été mise en continuation au 25 janvier afin d’obtenir le rapport de l’assistant de probation.

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