découvrez si votre commune est un bon élève… ou pas (Schaerbeek)

Quelle commune peut prétendre mener la meilleure politique en matière de bien-être animal? L’association GAIA a enquêté et réalisé un classement en Wallonie et à Bruxelles.

Trois ans après les élections communales, GAIA a décidé de faire un état des lieux des politiques locales en matière de bien-être animal. Et ce, afin de déterminer quels sont les efforts à fournir encore dans les différentes entités du pays.

Pendant six mois, la célèbre association a donc interrogé les échevins et bourgmestres du Royaume sur dix grandes thématiques allant de la mise en place d’un programme complet de gestion des chats errants à l’interdiction de tirer des feux d’artifice. Sur base de ces critères et des réponses fournies par les communes, GAIA a établi un classement des bons (et des mauvais) élèves du pays.

1Bruxelles, région (presque) exemplaire

C’est un fait: Bruxelles-Capitale est la région la plus respectueuse des animaux, selon GAIA. Et ce, pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, sur les 19 entités que compte la capitale, seule une commune (Molenbeek-Saint-Jean) ne dispose pas d’un référent spécifique à la cause animale. En comparaison, 15% des entités wallonnes et 20% des localités flamandes ne disposent toujours pas d’un échevin au bien-être animal.

Aussi, parmi toutes les communes qui ont répondu au questionnaire de GAIA, c’est à Bruxelles que l’on retrouve le meilleur élève du pays. Il s’agit d’Anderlecht dont le score (97%) frôle la perfection.

Autre point positif: deux communes bruxelloises figurent dans le Top 3 du classement publié ce mardi par l’association de défense des animaux. Schaerbeek (94%) faisant un peu moins bien qu’Anderlecht et Courcelles (95%).

Enfin, preuve que toute la région bruxelloise semble être concernée par le bien-être animal, pas moins de cinq des huit communes (Anderlecht, Schaerbeek, Ixelles, Etterbeek et Ganshoren) qui ont répondu au questionnaire de GAIA affichent un score supérieur à 90%. Dans le reste de la Belgique, seules les localités de Courcelles, Oudsbergen, Brasschaat, Sint-Katelijne-Waver et Herentals peuvent se targuer de faire aussi bien.

2Wallonie: Courcelles et Rumes, les opposés

En Wallonie, les résultats publiés par GAIA varient beaucoup d’une commune à l’autre.

Ainsi, si Courcelles peut être considérée comme l’entité la plus respectueuse des animaux en Wallonie, Rumes, elle, a visiblement encore beaucoup d’efforts à fournir. Avec un résultat de 34%, l’entité picarde est (de loin) le plus mauvais élève de la région. Et ce, même si Nandrin et Frameries font à peine mieux avec 41%.

En Wallonie, dix villes n’obtiennent pas la moyenne. Outre Rumes, Nandrin et Frameries, il s’agit de d’Estaimpuis (49%), Esneux (49%), Durbuy (47%), Philippeville (47%) et Clavier (46%).

Enfin, constat intéressant, de toutes les grandes villes wallonnes, c’est Bastogne (80%) qui adopte l’attitude la plus respectueuse des animaux. Liège (79%) fait presque aussi bien, contrairement à La Louvière (59%) et Tournai (55%) qui doivent encore faire quelques efforts.

« Plusieurs villes ayant obtenu un score assez faible ou moyen ont déjà déclaré vouloir travailler à l’élaboration d’une meilleure politique en matière de bien-être animal », note toutefois GAIA.

3Le Brabant wallon, un peu plus respectueuse

Plus généralement, si l’on réalise la moyenne des résultats obtenus par les communes qui ont participé à l’enquête de GAIA, force est de constater qu’une province wallonne s’en tire un peu mieux que les autres: le Brabant wallon.

Seule province du sud du pays à ne pas recenser de communes en échec, le BW affiche une moyenne de 68% pour l’intérêt porté au bien-être animal. Suivent, dans l’ordre, Namur (67%), le Hainaut (66%), Liège (66%) et le Luxembourg (63%).

Et les autres villes?

« Si cette enquête a pour objectif d’informer les citoyens, elle se révèle également être un guide pour les villes et communes et doit être perçue tel un processus dynamique, une évaluation intermédiaire permettant aux élus de s’améliorer avant les prochaines élections », précise la société de défense des animaux.

Reste le regret de ne pas avoir pu analyser tous les plans d’action des communes belges. En effet, parce que son questionnaire n’a rien d’officiel, GAIA n’a pas reçu les réponses de nombreuses entités dont Arlon, Verviers ou encore Ciney.

« Que doit-on en déduire? Le bien-être des animaux est-il le cadet de leurs soucis? Certaines communes ne répondent-elles aux enquêtes que durant la campagne électorale? », s’interroge Ann De Greef, la directrice de l’association.

Point positif: les villes et les communes n’ayant pas participé à l’enquête auront une seconde chance de le faire en 2024 puisque GAIA réalisera à nouveau une enquête similaire avant les élections communales. Histoire de dresser, sans doute, le bilan final de six années de politique locale.

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