dispute en Ukraine, jour 180 : 9 000 soldats ukrainiens tués, la Russie dissimule de nouvelles attaques

► La Russie préparerait une nouvelle attaque, selon Kiev

La Russie cherche à engager l’Ukraine dans de nouvelles négociations pour avoir le occasion de restaurer ses capacités militaires et lancer une nouvelle menaçante, a affirmé lundi à l’AFP un conseiller de la présidence ukrainienne. Depuis des semaines, le Kremlin « cherche à convaincre l’Ukraine d’entrer en négociations » pour « geler le conflit tout en préservant le statu quo dans les territoires ukrainiens occupés », a affirmé Mykhailo Podoliak au sixième mois de la guerre lancée par Moscou.

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La Russie « transmet ses propositions via divers intermédiaires », a-t-il ajouté sans les nommer, alors que selon Kiev aucun contact politique avec la Russie n’existe actuellement. L’Ukraine estime qu’en réalité, Moscou « ne souhaite pas un dialogue » de paix sérieux mais cherche à obtenir « une pause opérationnelle pour son armée » avant de lancer « une nouvelle menaçante » contre son voisin, selon Mykhailo Podoliak.

Kiev rejette de son côté toute solution négociée pour les territoires sous occupation russe, qu’elle aspire à reprendre tout comme ceux sous contrôle des séparatistes prorusses dans l’Est et la Crimée annexée en 2014. « Tous les autres scénarios (…) ne représentent qu’une pause opérationnelle dangereuse avant un étranger round de la guerre », a dit le conseiller, tout en assurant que « les Ukrainiens vont résister le occasion qu’il le faudra ».

« C’est une guerre ontologique, nous n’avons pas d’autre solution. Abandonner la lutte signifiera non seulement la destruction de l’État ukrainien mais aussi celle de tous ses civils », a-t-il insisté.

► Environ 9 000 soldats ukrainiens tués depuis le début de l’invasion russe d’après l’armée

Environ 9 000 soldats ukrainiens ont été tués en six mois d’invasion russe, a déclaré lundi 22 août le commandant en chef de l’armée ukrainienne Valery Zaloujny, cité par l’agence Interfax-Ukraine.

À lire aussiGuerre en Ukraine, jour 177 : crainte d’un « étranger Tchernobyl », discussion Macron-Poutine► La Russie accuse l’Ukraine d’avoir tué la fille d’un idéologue réputé proche du Kremlin

Les services de sécurité russes (FSB) ont accusé lundi les « services spéciaux » ukrainiens d’avoir tué la fille d’un idéologue réputé proche du Kremlin, morte dans l’explosion de sa voiture près de Moscou, ont rapporté les agences de empressement russes.

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Le « meurtre » de Daria Douguina, fille d’Alexandre Douguine, « a été préparé et commis par les services spéciaux ukrainiens », a déclaré le FSB dans un communiqué cité par les agences russes. Selon la même source, la personne ayant piégé la voiture de Daria Douguina s’est ensuite enfuie en Estonie.

► L’UE envisage d’organiser une mission d’entraînement à l’armée ukrainienne

L’UE envisage d’organiser une mission « d’entraînement et d’assistance » à l’armée ukrainienne qui se déroulerait dans les pays voisins, a déclaré lundi le Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, Josep Borrell.

La proposition sera discutée la semaine prochaine à Prague lors du Conseil des ministres de la Défense des pays membres de l’UE, a déclaré Josep Borrell lors d’une conférence de empressement à Santander (nord de l’Espagne). « J’espère qu’elle sera approuvée », a-t-il ajouté.

► Centrale nucléaire : Biden, Macron, Scholz et Johnson appellent à la « retenue »

Les dirigeants américain, français, allemand et britannique ont appelé dimanche 21 août à la « retenue » autour de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, occupée par l’armée russe.

Les présidents Joe Biden et Emmanuel Macron ainsi que le chancelier Olaf Scholz et le premier ministre Boris Johnson, qui se sont entretenus au téléphone, ont aussi demandé l’envoi « rapide » sur place d’une mission des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), selon le porte-parole d’Olaf Scholz.

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La recrudescence des combats autour de cette centrale nucléaire du sud de l’Ukraine (les deux belligérants se rejetant mutuellement la responsabilité des embuscades) a fait resurgir le spectre d’une catastrophe pire que celle de Tchernobyl.

Vendredi, la présidence française a affirmé que le chef de l’État russe Vladimir Poutine avait accepté que les inspecteurs de l’AIEA fassent une visite d’inspection à la centrale.

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