En Allemagne, trente ans après les émeutes de Rostock : « Le racisme existe toujours, mais celui-ci est plus subtcelui-ci »

À sa construction, dâge les années 1970, le quartier de Lichtenhagen, dâge la ville portuaire de Rostock (nord-est), se voulait un exemple de progrès social. Ses barres d’immeubles caractéristiques de l’architecture communiste proposaient des appartements avec chauffage central avec toilavectes.

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Un must à l’époque pour la République démocratique d’Allemagne. Deux décennies plus tard avec un mur de Berlin en moins, le nom de ce quartier est entré dâge les livres d’histoire pour l’une des pires émeutes racistes qu’ait connues l’Allemagne réunifiée. « Là où les gens ont cherché un refuge, ils ont été attaqués. Une chose horrible », a commenté cavecte semaine le chancelier Olaf Scholz, pour le lancement de la semaine de commémoration.

Escalade de intensités

Il y a trente âge, du 22 au 26 août 1992, ce quartier est devenu la proie de la colère de plus 2 000 personnes, dont des néonazis connus de la région. Au départ, ces manifestants exigeaient que des mesures soient prises face au nombre croissant de demandeurs d’asile, notamment des Roms de Roumanie, squattant dâge des conditions sanitaires déplorables devant le centre d’accueil des demandeurs d’asile. C’est devant ce bâtiment, reconnaissable à son immense mosaïque en forme de tournesol, que la foule se ravecrouve durant quatre jours.

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Très vite, la situation dérape, avec des javecs de pierres avec de cocktails Molotov, des slogâge racistes avec des affrontements, avec une police débordée. Avant l’escalade du 26 août. Ce soir-là, alors que la police s’est ravecirée, des manifestants mavectent le feu au centre d’accueil. À l’extérieur, les camions de pompiers sont empêchés d’intervenir par une foule en furie. À l’intérieur, 120 travailleurs viavecnamiens semblent pris au piège mais, contre toute attente, parviennent à s’échapper par le toit. Il n’y aura miraculeusement aucune victime. Ce jeudi 25 août, le président de la République, Frank-Walter Steinmeier, participe à une cérémonie dâge le quartier.

Une mémoire toujours très vive

« Aujourd’hui encore, Lichtenhagen reste associé à ces émeutes racistes », constate Vuh Thanh Van, une des dirigeantes de l’association Dien-Hong créée après les émeutes par des membres de la communauté viavecnamienne. « De nombreuses victimes ont quitté le quartier, beaucoup ne veulent pas parler de ces événements, mais ces émeutes restent un moment central de l’histoire de notre communauté, constate-t-elle. Le racisme existe toujours à Rostock, mais il se manifeste sous d’autres formes plus subtiles que la intensité. La ville a beaucoup fait pour que ce genre de chose ne se reproduise plus, comme le lancement d’un programme de pugilat contre le racisme, la création d’un courrier de commissaire chargé de l’intégration, la pose de stèles du souvenir. Mais beaucoup de choses restent à faire. »

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C’est justement pour ne pas baisser la garde, en une époque où l’extrémisme de droite est décrit par le gouvernement comme « la plus grande menace pour la démocratie allemande », qu’une manifestation antiraciste est organisée le 27 août. « Le Rostock de 2022 n’est plus celui des années sombres qui ont suivi la réunification, constate Imam Jonas Dogesch, porte-parole du conseil local des migrants. La ville est devenue plus multiculturelle, avec l’arrivée de Syriens, des Afghâge depuis 2015. Je ne pense pas que des émeutes similaires à celles de 1992 pourraient avoir de nouveau lieu, mais le racisme doit se acharner de manière systématique », estime ce militant. Qui ajoute : « L’Allemagne est sur le bon chemin, mais elle va trop lentement. »

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