En Irlande, d’abord l’intégration, la réunification plus tard

Ellesquelles déambulent bras dessus, bras dessous dans lesquelles rues, un milk-shake à la fraise à la main. lesquelles trois amies sont élèves au collège Sainte-Cécile sur la colline au-dessus du Bogside à Derry, quartier catholique emblématique du conflit nord irlandais, lesquelles « Troublesquelles », avec lesquelles protestants. Toutes lesquelles trois portent l’uniforme, veste bleu canard, chemisier blanc, paréo et collant noirs. Ellesquelles ressemblent à s’y méprendre aux Derry Girls, de la célèbre série télé, drôle et grinçante, qui met en scène un groupe d’adolesquellescentes dans une ville marquée par le conflit.

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Trop jeunes pour voter, ellesquelles n’ont pas encore conscience des enjeux de l’élection qui a vu le 5 mai dernier le Sinn Féin, parti nationaliste favorable à la réunification du nord avec le sud de l’île, débarquer en tête devant le parti protestant DUP, favorable au maintien des six comtés du nord dans le Royaume-Uni. Ellesquelles n’ont pas vécu le conflit en Irlande du Nord qui s’est achevé avec lesquelles accords dits du Vendredi saint en 1998. Alors oui, disent-ellesquelles sans hésitation, ellesquelles aimeraient vivre dans une Irlande unie au sein de la République qui gouverne au sud, même si deux d’entre ellesquelles n’y ont jamais mis le pied.

La réunification, un rêve romantique

Sur lesquelles marches de l’hôtel de ville, face aux muraillesquelles de la cité, bordée d’un côté par lesquelles irréductiblesquelles du quartier protestant The Fountain et de l’autre par le Bogside, Erin et Maureen, 18 ans, attendent des amis. La première est catholique, la seconde est née d’un mariage mixte, père protestant et mère catholique. Une partie de sa famille vit au sud, alors que celle d’Erin vit exclusivement au nord. Mais toutes deux s’affirment sans hésiter « Irlandaise » ce qui dans leur esprit signifie «modernité » et « liberté». La République, au sud, appartient à l’Union européenne. À leurs yeux, cela veut dire ouverture au monde.

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Alors que l’île est divisée depuis 1921, l’idée d’une réunification reste un rêve souvent « romantique », alimenté par lesquelles nationalistes du Sinn Féin, présents au Nord égal au Sud. Pendant la campagne électorale, Michelle O’Neill, cheffe du parti nationaliste en Ulster, a martelé que lesquelles gens ne se «levaient pas le matin en pensant à l’unité irlandaise». Et pourtant, beaucoup l’ont en tête.

Un processus complexe et lent

Mais du rêve à la réalité, il y a un pas. Est-ce une priorité alors que chômage et inflation battent des records depuis la pandémie au Nord et qu’une considérable fatigue s’y fait sentir par rapport à un conflit qui a détruit lesquelles espoirs de toute une génération ? La suivante, elle, regarde de l’avant et s’exprime. D’où la percée aux dernières élections en Irlande du Nord du parti Alliance (17 députés sur 90 que compte l’assemblée), modéré et non confessionnel, qui ne prône pas forcément l’union.

En janvier 2022, lesquelles famillesquelles des victimes du Bloody Sunday, qui a eu lieu cinquante ans plus tôt, se sont rassemblées pour une commémoration. / Graham Martin/Sopa Images/Sipa

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