estimation et vente sous conditions (Namur)

La conservation de la façade du bâtiment fait partie des conditions au rachat imposées par la Ville.

ÉdA – Florent Marot

La procédure de revente de la doyenne des piscines namuroises avance un peu. Celle-ci fera l’objet d’une estimation. Les autorités ont par ailleurs acté deux conditions au rachat: le maintien d’un bassin de natation et la conservation de la façade du bâtiment.

Fin 2020, la piscine de Salzinnes a vécu ses derniers plongeons, ses ultimes éclaboussures. Non sans que cela ne crée quelques remous parmi ses fidèles utilisateurs, souvent tristes, parfois fâchés, à l’idée que le doyen des bassins de natation namurois puisse disparaître.

Il fallait 14 millions€ pour le remettre en état. Une somme colossale que la Ville n’a pas jugé utile de débourser au vu du gouffre que représente la gestion des piscines et du contexte financier rendu encore plus difficile par la crise sanitaire. Par contre, les édiles locaux se sont engagés, d’abord verbalement, à faire en sorte que le bâtiment, une fois revendu, conserve une composante aquatique. C’est désormais formellement acté par une décision prise par le Collège, il y a peu. « On s’est entendu pour fixer deux conditions au rachat, précise l’échevin du Patrimoine, Tanguy Auspert (cdH)). Le futur projet qui sera développé devra intégrer un bassin. Le promoteur devra aussi conserver la façade. » Bien que cette dernière ne soit pas classée, elle constitue un intérêt patrimonial et historique certain, à l’échelle namuroise.

Concernant le maintien d’une activité aquatique, il reste, à ce stade, beaucoup d’inconnues. Le bassin pourrait toujours être envisagé comme un service dont pourrait bénéficier tout ou partie de la population namuroise, comme il pourrait tout aussi bien faire partie d’un complexe de logements, avec une vocation dès lors strictement privée. « J’ai entendu parler d’un intérêt de la part de l’ASBL Promosport ainsi que celui d’une mutuelle qui souhaiterait créer un centre de revalidation. Soit quelque chose qui n’existe pas sur Namur. Mais dans les deux cas, il n’y a pas eu de manifestation officielle », dit l’échevin Auspert.

Les candidats au rachat seront sans doute tentés de sortir du bois une fois l’expertise du bâtiment réalisée par le géomètre de la Ville. « C’est une estimation qui doit fixer le prix que l’on pourrait demander pour le bâtiment », ajoute l’élu cdH. Un chiffre qui devrait être connu avant la fin de l’année.

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