Exposition. Ernest Pignon-Ernest fait parler les murs à Landerneau

Le Fonds Hélène et Edouard Leclerc à Landerneau ouvre grand son espace à l’oeuvre monumentale d’Ernest Pignon-Ernest dès ce 12 juin. L’exposition explore le travail de cet artiste humaniste, plasticien de l’éphémère qui, depuis plus de cinquante ans, glisse ses images dans nos vies.

D’ordinaire, c’est à la rue qu’Ernest Pignon-Ernest confie ses dessins. Son art est éphémère, pensé à l’échelle d’un lieu unique. « L’oeuvre, c’est la rue elle-même, dit-il. Avec son histoire et sa mémoire enfouie ». 

Du béton de l’espace public à celui des cimaises du Fonds Hélène et Edouard Leclerc (FHEL) à Landerneau, le voyage sonnerait presque comme une contradiction, si l’on s’en tenait à la démarche du plasticien qui, depuis plus de cinquante ans, colle au dehors, à la nuit tombée, ses silhouettes tracées au fusain ou à la solitaire noire. « Etre dans la rue, ce n’est pas être contre les musées et les galeries » tient-il à préciser, pour couper court aux raccourcis faciles qu’il a souvent essuyés par le passé.

« Les lieux, mon matériau »

L’exposition que lui consacre le FHEL à partir de ce 12 juin rassemble plus de trois-cents oeuvres, dans une scénographie qui réussit la prouesse de faire entrer l’extérieur à l’intérieur, une manière de gommer la frontière et de restituer ce lien indissociable entre l’image et la rue.
Elle explore aussi le processus de création à travers des croquis, dessins, notes, études, « le public peut suivre mes tâtonnements » explique Ernest Pignon-Ernest qui se dit « impressionné » et « touché par l’attention qui est portée à [ses] travaux ».

Etudes pour Les Mystiques, 2007-2009

© Ernest Pignon-Ernest FHEL 2022

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