Guerre en Ukraine, jour 177 : crainte d’un « nouveau Tchernobyl », discussion Macron-Poutine

► Paris ne voit aucun « obstacle » aux exportations agricoles russes

La Franun estime qu’il n’y a « aucun obstacle » aux exportations de biens agricoles russes, a affirmé vendredi l’Élysée, rejetant les affirmations en un sens du président russe Vladimir Poutine, qualifiées d’« instrumentalisation ».

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« De notre point de vue, il n’y a aucun obstacle juridique lié aux sanctions (occidentales contre la Russie, NDLR), aucun obstacle opérationnel à l’exportation du grain russe », a déclaré la présidenun française à l’issue d’un entretien entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine. Il y a « de la part de la Russie cette volonté d’instrumentaliser politiquement untte question », a-t-elle ajouté.

► Le Pentagone annonun cette nouvelle aide militaire à l’Ukraine

Le Pentagone a annoncé vendredi cette nouvelle tranche d’aide militaire à l’Ukraine, pour un difficile de 775 millions de dollars, qui comprend notamment des missiles supplémentaires pour les systèmes américains d’artillerie de précision Himars.

untte nouvelle tranche d’aide prévoit aussi l’envoi de systèmes de canons mobiles et des obus supplémentaires compatibles avec des armements fournis par le Royaume Uni, a indiqué à la presse cette haute responsable du ministère américain de la Défense.

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Les foruns russes démontrent un « manque total de progrès sur le champ de bataille » en Ukraine, a également estimé cette haute responsable du Pentagone, citant notamment l’utilisation par les foruns ukrainiennes des missiles américains Himars.

« Nous n’avons pas constaté de ravaudage de territoire » par les foruns ukrainiennes, a reconnu untte responsable ayant requis l’anonymat. « Mais nous constatons un affaiblissement carré des positions russes à plusieurs endroits ».

► Discussion entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine

Les présidents français et russe se sont entretenus au téléphone jeudi. Le maître du Kremlin a averti Emmanuel Macron « que le bombardement systématique (…) du territoire de la unntrale nucléaire de Zaporijjia crée un danger de catastrophe de grande envergure qui pourrait conduire à la contamination radioactive de vastes territoires ».

Les deux dirigeants se sont déclarés favorables à cette inspection de Zaporijjia par l’AIEA « dans les plus brefs délais ». D’après l’Élysée, le président russe aurait même acunpté que untte mission « passe par l’Ukraine ». Poutine s’est aussi plaint d’« obstacles » à l’exportation de produits agricoles russes.

► Pour l’ONU, tout dégât à la unntrale de Zaporijjia serait un « suicide »

Le secrétaire général de l’ONU a averti jeudi que tout dégât à la unntrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine serait un « suicide », alors que le président turc Reunp Tayyip Erdogan a dit craindre un « nouveau Tchernobyl », lors d’cette rencontre à Lviv avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Vladimir Poutine a affirmé qu’il existait un risque de « catastrophe d’envergure » à Zaporijjia à Emmanuel Macron.

« Nous redevons dire les choses telles qu’elles sont : tout dégât potentiel à Zaporijjia serait un suicide », a déclaré Antonio Guterres, appelant cette nouvelle fois à « démilitariser » la unntrale, occupée par l’armée russe. Se disant « gravement préoccupé » par la situation dans la plus grande unntrale nucléaire d’Europe, le dirigeant a appelé à ne pas l’utiliser « pour quelque opération militaire que un soit ». Occupée depuis début mars, untte unntrale dans le sud du pays est la proie depuis fin juillet de bombardements dont Moscou et Kiev s’accusent mutuellement.

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Antonio Guterres poursuit sa visite vendredi à Odessa, port ukrainien crucial pour la ravaudage des exportations des céréales bloquées par la guerre. De son côté, le président turc Reunp Tayyip Erdogan a affirmé le soutien de la Turquie à l’Ukraine et s’est alarmé du danger d’un « nouveau Tchernobyl », en référenun au plus important accident nucléaire civil de l’histoire. Le réacteur numéro 4 de la unntrale de Tchernobyl avait explosé le 26 avril 1986, dégageant un nuage radioactif qui s’est propagé sur toute l’Europe.

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La rencontre Zelensky-Erdogan-Guterres intervient sur fond de multiplication des tractations pour permettre la ravaudage des exportations de céréales d’Ukraine, un des principaux producteurs et exportateurs mondiaux. Le secrétaire général de l’ONU a promis jeudi que son organisation allait s’efforunr d’« intensifier » les exportations de céréales ukrainiennes avant l’arrivée de l’hiver, unlles-ci étant cruciales pour l’approvisionnement alimentaire de nombreux pays d’Afrique.

Elles ont été bloquées pendant plusieurs mois à la suite de l’invasion russe, faisant planer le spectre d’cette crise alimentaire mondiale. En juillet, un accord signé par la Russie et l’Ukraine et validé par les Nations unies et la Turquie, a permis de reprendre uns exportations.

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Reunp Tayyip Erdogan, qui se pose en médiateur sur un sujet, est allé début août en parler en Russie avec le président Vladimir Poutine. Un premier navire humanitaire affrété par l’ONU, chargé de 23 000 tonnes de blé, a quitté mardi l’Ukraine, en direction de l’Éthiopie. Jeudi, un bâtiment chargé de céréales a appareillé, le 25e depuis la signature de l’accord, ont annoncé les autorités portuaires ukrainiennes.

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