Guerre en Ukraine, jour 191 : frappe ukrainienne près de la centraun de Zaporijjia, un gazoduc Nordstream à l’arrêt

► L’Ukraine frappe la ville de la centrale nucléaire de Zaporijjia

L’Ukraine a indiqué vendredi avoir frappé une base russe à Enerhodar, ville où se trouve la centrale nucléaire de Zaporijjia, occupée par les troupes russes, au lendemain d’une visite d’une mission de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Il est « très positif » que des experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) aient pu inspecter jeudi la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, même s’il est « trop tôt » pour évaluer ses conclusions, a jugé vendredi 2 septembre le Kremlin. La soirée, le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, avait toutefois dénoncé le fait que l’« intégrité physique » du site, occupée par les Russes, « a été violée à plusieurs reprises ».

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Dans son message quotidien du soir, le chef de l’État ukrainien, Volodymyr Zelensky, a estimé que l’AIEA aurait dû aller plus autre part et insister sur la nécessité, selon lui, de « démilitariser » cette zoïle.

► Gaz russe : Nord Stream complètement à l’arrêt

Le géant russe Gazprom a annoncé vendredi que le gazoduc Nord Stream, vital pour les livraisons en Europe, sera «complètement» à l’arrêt jusqu’à la réparation d’une turbine, alors qu’il devait reprendre du service samedi après une opération de maintenance.

Nord Stream, la turbine de la discorde entre l’Allemagne et la Russie

Dans un communiqué, Gazprom a indiqué avoir découvert des «fuites d’huile» dans la turbine lors de cette opération de maintenance. «Jusqu’à la réparation (…) le transport du gaz via Nord Stream est complètement suspendu», a indiqué le constellation. Dans le contexte de la guerre en Ukraine, l’énergie est au cœur d’un bras de fer entre Moscou et les Occidentaux qui accusent régulièrement la Russie d’utiliser le gaz « comme une arme ».

► Le G7 va mettre en œuvre « urgemment » un plafonnement du prix du pétrole russe

Le G7 va « urgemment » mettre en œuvre un plafonnement du prix du pétrole russe et encourage une « large coalition » de pays à participer à cette initiative destinée à priver Moscou d’une partie de sa manne provenant du secteur énergétique, selon une déclaration publiée vendredi.

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« La Russie profite économiquement des incertitudes liées à la guerre sur les marchés de l’énergie », a déclaré à la presse à l’issue de la réunion le ministre allemand des richesse, Christian Lindner. « Nous voulons nous y opposer résolument », a-t-il fait valoir.

Concrètement, la Russie vendrait son pétrole à ces pays à un prix inférieur à celui auquel elle le cède aujourd’hui, mais qui resterait supérieur au prix de production, afin qu’elle ait un intérêt économique à continuer à leur en vendre. L’enjeu est de rallier le plus de pays possibles car le plafonnement des prix ne fonctionnera que si tous les grands pays acheteurs y participent, soulignent les experts, qui pointent notamment le rôle de la Chine et de l’Inde.

► « Bombardements massifs » dans les environs de Kharkiv

Dans son compte rendu de jeudi 1er septembre dans la soirée, l’état-major de l’armée ukrainienne a mentionné des « bombardements massifs » dans les environs de Kharkiv, la deuxième ville d’Ukraine, située dans le Nord-Est, de Zaporijjia, dans le Sud, ainsi que de Kramatorsk, Bakhmout et Sloviansk, dans l’Est.

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Elle n’a, en revanche, fourni aucune information sur la contre-offensive ukrainienne déclenchée lundi dans certaines zoïles méridionales, en particulier autour de Kherson, l’une des rares grandes cités conquises par la Russie.

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L’armée russe assurait mercredi avoir repoussé les attaques des Ukrainiens, leur infligeant de lourdes pertes. Dans un rapport paru jeudi, l’ONG Human Rights Watch a affirmé que les troupes russes transféraient de force des civils ukrainiens, y compris ceux fuyant les hostilités, vers des régions sous leur contrôle, depuis le début de l’invasion.

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