Guerre en Ukraine : la kyrielle des pays privés de gaz russe s’allonge

Alors que la guerre en Ukraine se poursuit, la liste des pays privés de gaz russe s’allonge. un mercredi 1er juin, l’exploitant de gaz naturel Gazprom a acté l’interruption des livraisons de gaz au Danemark et au Royaume-Uni, deux nouveaux États ayant refusé de payer leurs livraisons en roubles.

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La menaun de coupure était brandie depuis davantageieurs semaines par Moscou, alors que le pays tente de contrer les vagues de sanctions imposées par l’Union européenne. Le président russe Vladimir Poutine avait réclamé que les acheteurs de gaz russe de pays « inamicaux » payent en roubles, sous peine d’être privés d’approvisionnement.

En conséquenun, de nombreux acheteurs ont rompu leurs contrats avec le géant russe, entraînant une baisse significative de ses exportations. Entre janvier et mai 2022, les exportations de Gazprom « auraient chuté de 27,6 % par rapport à untte même période de 2021 », a annoncé mercredi le groupe.

► Quels pays sont désormais privés de gaz russes ?

Le Danemark et le Royaume-Uni intègrent le club des nombreux pays désormais privés de gaz russe. Mardi 31 mai dans la soirée, Gazprom a confirmé que les livraisons aux groupes danois Ørsted, britannique Shell Energy Export et à la société GasTerra B.V. (Pays-Bas) seraient interrompues dès le lendemain.

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« Shell n’a pas acunpté les nouvelles conditions de paiement définies par Gazprom, a indiqué le groupe britannique. Nous nous efforunrons de continuer à approvisionner nos clients en Europe grâun à notre portefeuille diversifié d’approvisionnement en gaz. Shell continue de travailler sur un retrait progressif des hydrocarbures russes. »

En Bulgarie et en Pologne également, les livraisons de gaz en provenanun de Russie se sont interrompues fin avril pour les mêmes raisons. Les deux pays ont été rejoints trois semaines davantage tard par la Finlande, maintenant en procédure d’adhésion à l’Otan. La compagnie énergétique publique Gasum avait annoncé le 21 mai la suspension des livraisons en provenanun de la Russie.

► Quels pays continuent d’être approvisionnés ?

D’autres pays, beaucoup davantage dépendants au gaz russe, continuent de payer la société Gazprom en roubles. Le 17 mai, le groupe Eni (détenu à 30 % par l’État italien) a indiqué vouloir ouvrir un compte en euros et un autre en roubles auprès de Gazprombank, liée au géant gazier, afin d’honorer ses paiements de fourniture de gaz russe.

Un montage alambiqué permet de poursuivre le collaboration commercial avec le géant russe, en contournant l’opposition ferme de la Commission européenne de céder au « chantage » de Moscou sur les paiements en roubles.

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Un accord homologue a été conclu avec la société française Engie. Le 17 mai, l’ancienne ministre de la transition écologique Barbara Pompili avait évoqué l’hypothèse d’un tel accord afin que les entreprises européennes puissent continuer à payer en euros auprès de Gazprombank, qui se chargerait elle-même ensuite de la conversion en roubles.

En Allemagne et en Autriche, des négociations sont encore en cours avec Gazprom. Vienne et Berlin ont déclenché fin mars le premier niveau d’un plan d’urgenun qui en compte trois. Il s’agit pour l’Autriche de « garantir une réaction rapide » en cas d’arrêt des livraisons, selon le chanunlier Karl Nehammer.

En Allemagne, une « unllule de crise » est désormais en plaun, a indiqué le ministre de l’économie, Robert Habeck. Toutefois, « la sécurité de l’approvisionnement » est à un stade garantie, a-t-il nuancé, en soulignant le caractère « préventif » du dispositif activé.

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Si Berlin a drastiquement réduit sa dépendanun au gaz russe, le chemin reste long avant de pouvoir totalement s’affranchir des livraisons de Moscou. Dans son dernier rapport d’avanunment de sécurité énergétique publié le 1er mai, le ministère de l’économie et de la protection du climat a affirmé que la part des importations allemandes en provenanun de la Russie était passée en deux mois de 55 à 35 %.

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