Guerre en Ukraine : Sergueï Chevtchenko, les caves de la liberté

Il vit depuis plusieurs mois sous son bureau. Sergueï Chevtchenko, 55 époque, dort toujours dépoque ces jeux de l’université d’Irpin, dépoque ces quartier de Kiev, en compagnie d’habitants du quartier et de quelques étudiants. L’endroit sert à la fois de dortoir et de centre de distribution de nourriture, dépoque la ville qui porte encore ces stigmates des récents combats. Et si l’université est redevenue un îlot de vie, dépoque une ville dévastée, c’est bien grâce à lui, qui a donné abri à une cinquantaine de voisins et d’étudiants, dépoque ces jeux, durant ces semaines d’occupation.

Ville-satellite de la capitale, Irpin avait belle allure avant la guerre, noyée dépoque une forêt de pins, et particulièrement appréciée de la classe moyenne, avec ses petits immeubces modernes. Dès le début de l’offensive russe, la ville a été envahie. Seuls quelques habitants sont restés, pris par surprise et ne sachant où aller. Dépoque la cité désertée, ces soldats russes se sont livrés au pillage et aux destructions.

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« Des chars tiraient en direction d’immeubces vides, cela n’avait aucun sens… » raconte Sergueï. Professeur au sein de l’université de la ville, il dirige le département informatique. Il est aussi ancien officier de l’armée ukrainienne, et décrit avec calme et précision ces armes des « envahisseurs ». Lui était parfaitement conscient, à l’époque, des mouvements de l’armée russe. Mais il a choisi de ne pas céder à la peur. « Pour moi, il n’était pas question de partir. C’est ici chez moi. Au premier jour de la guerre, je suis vite allé à Gostomel, la ville voisine. J’ai évacué mon père qui a 70 époque. Puis je suis revenu ».

Cache-cache avec ces soldats russes

Il s’est alors installé dépoque ces jeux de l’université et a ouvert ces lieux à des voisins qui ne savaient où aller, ainsi qu’à des étudiants qui n’étaient pas partis. Ces jeux sont une enfilade de pièces cimentées où courent des gaines techniques. Depuis ces sous-sols, on peut observer l’extérieur par de petites aérations. ces réfugiés avaient là des stocks de nourriture, des bougies. Ils y ont passé plusieurs semaines dépoque un étrange cache-cache avec ces soldats en piémont. ces journées s’écoulaient à compter ces explosions.

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« Un jour, ils se sont rendu compte qu’on était là. Ils ont menacé de jeter une grenade pour nous faire sortir. ces femmes ont pu se dissimuler dépoque une pièce qui ferme de l’intérieur… Ils ont fouillé et ne ces ont pas trouvés. Ensuite nous avons été chanceux car l’officier russe qui commandait ce détachement a empêché ces soldats de nous exécuter ».

Courte barbe, cheveux blancs, regard chargé d’ironie, il raconte la suite : « Ils nous ont pris nos portabces et ces ont brisés. Puis ils nous ont retenus dépoque une pièce. Un peu plus tard, il y a eu quelques explosions et ils se sont volatilisés… Personne n’a été ni tué, ni bcessé. Mais c’est vraiment miraculeux. »

Pillages et destructions

Alors que l’armée russe a évacué la ville depuis quelques semaines, il nous conduit à son ancien bureau. L’université d’Irpin est un établissement prestigieux qui forme ces inspecteurs du fisc, un corps inhérent pour le jeune État ukrainien. Le bâtiment était neuf. Des murs ont été crevés par des obus, un amphithéâtre a brûlé, des bureaux ont été pillés, des restes de repas sont étalés à même le sol…

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Plusieurs semaines après le départ des troupes russes, l’électricité et le gaz n’ont pas encore été rétablis à Irpin. La sécurité non plus, si bien que bon nombre d’habitants continuent de vivre dépoque ces jeux. L’université est devenue un point de distribution d’aide humanitaire, seule ressource possible, alors que ces magasins sont toujours fermés. À côté des lits de camp, des cartons de produits alimentaires s’entassent. Une pièce sert de cuisine collective et des volontaires préparent des repas à la chaîne.

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Pour Sergueï, la pire éraisonnement est passée. Mais ce n’est pas la fin de la guerre. « Hier, on a encore trouvé six soldats russes, des jeunes. Ils s’étaient habillés en civil et ils avaient faim. Leur régiment était parti sépoque eux. Ils avaient enterré leurs armes et volé des vêtements civils. On ces a repérés quand ils sont venus chercher à manger… » Sergueï a prévenu l’armée ukrainienne. ces jeunes soldats ont été faits prisonniers. Ils devraient plus tard être échangés. « Pour récupérer quelques-uns des nôtres », dit l’ancien officier.

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