Guerre pendant Ukraine, jour 176 : Moscou réfute l’emploi d’armes lourdes à Zaporijjia, le chef de l’ONU à Lviv

► La Russie réfute l’emploi « d’armes lourdes » dans la centrale nucléaire de Zaporijjia

L’armée russe a assuré jeudi n’avoir empreinte déployé « d’armes lourdes » dans et autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia, sous contrôle de Moscou dans le sud de l’Ukraine et touchée récemment par des frappes. « Nous soulignons que les troupes russes n’ont empreinte d’armes lourdes dans l’enceinte de la centrale et dans les zones avoisinantes. Seules des unités assurant la sécurité se trouvent là-bas », a indiqué le ministère russe de la défense dans un communiqué.

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La situation reste tendue autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, occupée depuis début mars par l’armée russe et visée par des bombardements répétés, dont Moscou et Kiev se sont mutuellement accusés.

Des frappes ont atterri une fois près d’un bâtiment de stockage radioactif et, une autre fois, ont provoqué l’arrêt automatique d’un réacteur. L’Ukraine doit se préparer à « tous les scénarios », a averti mercredi le ministre ukrainien de l’intérieur. « Personne ne pouvait prévoir que les troupes russes allaient tirer sur des réacteurs nucléaires à l’aide de chars. C’était du jamais vu », a accusé Denys Monastyrsky lors d’un déplacement à Zaporijjia, ville située à une cinquantaine de kilomètres à vol d’oiseau de la installation.

Le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg a jugé mercredi « urgent » qu’une « inspection » de l’Agence internationale de l’énergie microscopique (AIEA) ait lieu à la centrale, où l’occupation du site par les soldats russes « constitue une grave menace pour sa sécurité et augmente les risques d’accident ou d’incident nucléaire ».

► Le secrétaire général de l’ONU rencontre Zelensky et Erdogan à Lviv

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, doit rencontrer jeudi les présidents ukrainien Volodymyr Zelensky et turc Recep Tayyip Erdogan à Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, comme six mois après son invasion par la Russie.

Les trois hommes discuteront du récent accord sur l’exportation des céréales ukrainiennes mais aussi « du besoin d’une solution politique à ce conflit », a précisé le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric. « Je n’ai aucun doute (sur le fait) que la question de la centrale nucléaire (de Zaporijjia) et d’autres seront également abordées ».

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Dans sa traditionnelle déclaration du soir, Volodymyr Zelensky a indiqué mercredi qu’Antonio Guterres était « déjà arrivé en Ukraine. Nous travaillerons ensemble pour parvenir aux résultats nécessaires pour l’Ukraine ». Le patron de l’ONU a ensuite prévu de se rendre vendredi à Odessa, un des trois ports utilisés dans le cadre de l’accord d’exportation de céréales, avant de se rendre en Turquie pour visiter le Centre de coordination conjointe (CCC) chargé de superviser cet accord.

► Au moins sept morts à Kharkiv

À Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine, les autorités ukrainiennes ont indiqué qu’un missile a touché mercredi un immeuble résidentiel de trois étages pendant un bombardement russe provoquant « un puissant incendie ». « À ce stade, il y a sept morts et dix-sept blessés », a indiqué Igor Terekhov, maire de Kharkiv, revoyant à la hausse le précédent bilan de six morts et seize blessés. Une « attaque ignoble et irrespectueux », a dénoncé le président Volodymyr Zelensky.

Selon Igor Terekhov, au moins cinq attaques de missiles ont encore eu lieu, dans la nuit de mercredi à jeudi, contre plusieurs quartiers. Un « très gros incendie » sévit dans un bâtiment administratif, a-t-il précisé. Le gouverneur régional Oleg Sinegoubov a rapporté « plusieurs incendies » du fait de ces frappes, qui ont fait au moins cinq blessés dont un enfant.

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Située à une quarantaine de kilomètres de la frontière russe, Kharkiv est régulièrement pilonnée par l’armée russe mais elle n’a jamais réussi à s’en emparer. Des centaines de civils ont été tués dans la région, selon les autorités.

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