Guerre pendant Ukraine, jour 200 : arrêt du dernier réacteur à Zaporijjia, Kiev dit gagner du terrain dans l’Est

►Arrêt du dernier réacteur en activité à la centrale nucléaire de Zaporijjia

L’Ukraine a annoncé dimanche 11 septembre la mise à l’arrêt du sixième et dernier réacteur en fonctionnement de la centrale nucléaire de Zaporrijia, la plus grande d’Europe et occupée par les forces russes.

« Aujourd’hui, 11 septembre 2022, pendant la nuit à 03 h 41 (01 h 41 GMT) l’unité numéro 6 de la (centrale) a été déconnectée du réseau électrique », selon un communiqué de l’opérateur ukrainien Energoatom. « Des préparatifs sont en cours pour son refroidissement », ajoute l’opérateur.

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Selon Energoatom, un arrêt à froid constitue « l’état le plus sûr » pour le réacteur, qui restait depuis trois jours le seul à produire l’électricité nécessaire au refroidissement du combustible nucléaire et à la sécurité du site. L’opérateur réitère par ailleurs son appel à l’établissement d’une zone démilitarisée autour de la centrale, seul moyen selon l’opérateur d’en assurer la sécurité.

► Reconquête d’Izioum « en cours »

Les forces ukrainiennes sont en train de reprendre le contrôle de villes et de bourgades autour de la ville stratégique d’Izioum à la faveur de leur contre-offensive contre les forces russes dans l’est de l’Ukraine, a annoncé l’état-major ukrainien au 200e jour du conflit. Kiev avait annoncé plus tôt que ses troupes étaient entrées dans Koupiansk.

Début septembre, l’armée ukrainienne a d’abord annoncé une contre-offensive dans le Sud, avant de réaliser durant la semaine écoulée une percée surprise et éclair des lignes russes dans le Nord-Est, dans la région de Kharkiv.

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Après avoir annoncé vendredi la libération d’une trentaine de localités, le commandant en chef de l’armée ukrainienne Valeri Zaloujny a annoncé dimanche que ses troupes avaient repris plus de 3 000 kilomètres carrés de territoires en septembre aux forces russes lors d’une contre-offensive dans le nord-est du pays.

► Des « milliers » de personnes ont fui la région de Kharkiv

Des « milliers » de personnes ont par ailleurs fui la région ukrainienne de Kharkiv vers la Russie en 24 heures, a indiqué dimanche le gouverneur de la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine. « Ce n’était pas la nuit la plus facile, ce n’était pas la matinée la plus facile. Au cours des dernières 24 heures, des milliers de personnes ont traversé la frontière », a déclaré Viatcheslav Gladkov dans une adresse vidéo, publiée sur sa chaîne Telegram.

La plupart des personnes ayant traversé la frontière dans la région de Belgorod sont allées s’installer chez leurs proches résidant en Russie, selon ce dernier. « Aujourd’hui, 1 342 personnes se trouvent dans 27 lieux de logement temporaire mis en place dans la région », a-t-il précisé. « Au total, la situation est sous contrôle », a assuré Viatcheslav Gladkov, en assurant que dimanche après-midi, il n’y avait plus de longues files d’attente à la frontière, à la différence de la nuit précédente.

► Moscou cote se « renforcer » autour de Donetsk

La Russie a annoncé de son côté avoir « retiré » ses forces présentes « dans les régions de Balakliïa et d’Izioum », afin de « renforcer » son dispositif autour de Donetsk, plus au sud, l’une des capitales des séparatistes prorusses.

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À Lyman, une ville tombée fin mai aux mains des Russes, « la situation reste assez difficile, tout comme dans d’autres localités du nord de la République » apprécié de Donetsk, a reconnu samedi son chef, Denis Pouchiline. « Nos soldats avancent sur les lignes de front dans le Sud dans plusieurs zones, de deux à des dizaines de kilomètres », a en outre assuré la porte-parole du commandement militaire du sud de l’Ukraine, Natalia Goumeniouk, sans plus de détails.

► L’Inde critiquée par Kiev pour sa neutralité

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a critiqué samedi la neutralité de l’Inde, accusant ce pays de « bénéficier » des « sacrifices » ukrainiens et occidentaux.

Depuis le début de son invasion de l’Ukraine qui lui ont valu une série de sanctions occidentales dont des embargos sur le pétrole russe, Moscou est devenu le premier fournisseur de brut de New Delhi. Les raffineurs indiens bénéficient de rabais importants sur postérieur de l’envolée de prix de l’essence en Europe.

« L’Inde n’a la possibilité d’acheter du pétrole russe à un très inélégant prix réglant ainsi ses problèmes domestiques que parce que quelqu’un meurt en Ukraine et que quelqu’un en Europe lustre des sanctions », a déclaré Dmytro Kouleba. « Je pense que l’Inde nous est redevable », a-t-il poursuivi.

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