il avait déjà été condamné dans un dossier pédopornographique (Dinant)

Dzmitry – stock.adobe.com

Alors qu’il a été condamné dans un dossier à caractère pédopornographique, le Cinacien a invité des jeunes chez lui pour « faire la fête ».

Lorsque la police débarque dans un appartement de Ciney dans la nuit du 10 au 11 juillet 2020, elle retrouve le propriétaire des lieux affalé dans son divan et « profondément endormi ». Un état dû sans doute à la consommation d’alcool qu’il a pris quelque temps auparavant en compagnie de jeunes dont certains ont moins de 16 ans, voire moins de 14 ans pour l’un d’eux. On lui reproche de leur avoir prêté un local pour faciliter la consommation de drogue (speed, cannabis, etc.) et d’alcool.

Une prévention qui tombe plutôt mal si on sait que le prévenu, âgé de 62 ans, a été condamné à 18 mois avec sursis probatoire d’une durée de 5 ans en 2018 dans un dossier de pédopornographie. Parmi les conditions à respecter: ne plus se trouver en présence de mineurs sans être accompagné d’adultes. « Je regrette ce qui s’est passé, confie-t-il à la présidente Solange de Backer. Ils ont escaladé le portail et sont entrés par la véranda. La porte était restée ouverte car il faisait très chaud. »

L’habitude de faire la fête

Les jeunes auraient fumé du cannabis et apporté des bouteilles. Le prévenu aurait fourni une eau-de-vie maison. Entre-temps, certains seraient partis pour acheter du speed. Mais le prévenu ne s’en souvient pas. « J’ai souvent des chutes de tension et je m’écroule. »

La présidente évoque que les jeunes ont visiblement l’habitude de faire la fête chez lui. Pourquoi n’a-t-il pas appelé la police? « Elle ne serait pas venue. Elle est appelée tellement de fois. J’étais mal pris. »

Le substitut a une autre vision des choses. C’est parce que les jeunes ont fait du grabuge que la police les a interceptés. Huit d’entre eux ont été entendus. Et selon leurs dires, c’est le prévenu qui les a invités chez lui. Et avoir deux jeunes à peine majeurs sous influence ne constitue pas une preuve du respect des conditions du sursis. De quoi requérir, outre la révocation du sursis, deux ans et 1 000€ d’amende.

Du côté de la défense, on sollicite l’acquittement pur et simple. Me Germain, l’avocate du Cinacien, signale que si les jeunes n’avaient pas été chez son client, ils auraient été chez quelqu’un d’autre ou dans l’espace public. Par ailleurs, selon le conseil, tant que le jugement portant sur le dossier n’est pas prononcé, on ne pourrait révoquer le sursis. À titre subsidiaire, c’est une peine de travail qui est sollicitée. Le jugement est attendu le 8 février.

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