il s’est aussi lacéré les jambes à en mettre ses jours en danger (Namur)

Le drame s’est joué dans cette maison de la rue des Fonds, à Gesves.

ÉdA – 501908063100

L’autopsie a mis en évidence la sauvagerie du meurtre de Gesves. Yohanne Giltay a été massacrée. Son compagnon explique avoir disjoncté après avoir pris de la cocaïne.

Une cinquantaine de coups de couteau portés au niveau du thorax, du cou, du visage… Le chiffre mais aussi la violence et l’intensité qui s’en déduisent font froid dans le dos. Ce constat, c’est celui du médecin légiste et des différents intervenants judiciaires qui ont procédé, mercredi soir, à l’autopsie du corps de Yohanne Giltay.

Cette Gesvoise de 40 ans, maman d’une fillette de trois ans, a ainsi succombé à la violence des coups portés par Daniel, son compagnon âgé de 44 ans.

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La scène s’est déroulée dans la nuit de mardi à mercredi dans leur domicile conjugal, au 113 de la rue des Fonds, à Gesves.

C’est Daniel qui a appelé les secours peu après minuit. Et quand les ambulances sont arrivées, plus rien ne pouvait être tenté pour sauver Yohanne Giltay. La vie l’avait déjà quittée.

Le compagnon était lui-même sévèrement blessé. « Il présentait des blessures sérieuses au niveau des cuisses », signale Étienne Gaublomme, pour le parquet de Namur. « À ce moment, ses jours étaient aussi en danger. »

C’est donc à l’hôpital que le juge d’instruction a longuement entendu le Gesvois, ce jeudi, dès neuf heures du matin. L’audition a duré plusieurs heures. « Il a expliqué qu’il a pris de la cocaïne et qu’il a alors complètement pété les plombs », continue le substitut namurois. Le quadragénaire reconnaît avoir porté les coups mortels à sa compagne et assure aussi que c’est lui-même qui s’est lacéré les jambes. Il ne donne cependant pas de motif précis, pas d’élément déclencheur à sa folie furieuse.

En pleurs face au juge

Les autorités judiciaires procèdent également à une double analyse toxicologique. Le but est de savoir si le Gesvois et/ou sa victime étaient sous l’emprise de stupéfiants, d’alcool ou de médicaments.

Au moment des faits, la petite fille du couple était également présente au sein du domicile familial de la rue des Fonds. Les scènes de coups ont visiblement eu lieu dans la cuisine. « On ne sait cependant pas dire ce à quoi l’enfant a assisté », précise Étienne Gaublomme.

Les enquêteurs retrouveront également sur place le couteau qui a été utilisé pour porter les coups.

Jardinier de profession, Daniel n’avait visiblement qu’une seule ligne à son casier judiciaire mais pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit d’une tentative de meurtre commise à l’encontre de Yohanne Giltay, déjà, en novembre 2018 (lire par ailleurs).

« Face au juge d’instruction, c’est un homme qui est conscient de ses actes qui s’est exprimé », rapporte le substitut namurois. « Il s’est aussi montré très touché parce qu’il a fait. L’audition a été interrompue à plusieurs reprises parce qu’il était en train de pleurer. Il se rend compte aussi qu’il a tout perdu. »

Et que dire des sentiments éprouvés par la famille, les proches et les connaissances de Yohanne Giltay. Beaucoup de témoignages vont dans le même sens pour mettre en valeur la gentillesse et le sourire de cette maman de quarante ans, gestionnaire d’un salon de toilettage à Sorinne-la-Longue. Les dégâts étaient déjà bien réels en 2018. Ils sont désormais irréparables.

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