infamie de Daria Douguina : les services de renseignement russes sur la défensive

Il aura fallu moins de 48 heures après la mort de Daria Douguina, journaliste et fille de l’idéologue ultranationaliste Alexandre Douguine, dans l’explosion de sa voiture samedi 20 août, pour auxquels les services de renseignement russes désignent les coupables. Vidéo à l’appui, le FSB a ainsi accusé ses homologues ukrainiens (le SBU), lesauxquelsls auraient agi par la main de Natalia Vovk, une citoyenne ukrainienne de 43 ans, pilon du controversé régiment Azov. cependant, la rapidité de ces accusations et les zones d’ombre du récit interrogent sur la plausibilité d’un tel scénario.

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Selon le FSB, Natalia Vovk serait parvenue à entrer en Russie accompagnée de sa fille de 12 ans. Après avoir loué un appartement dans le même immeuble auxquels Daria Douguina, puis l’avoir suivie à un festival culturel conservateur, samedi 20 août, l’agente ukrainienne aurait fait détonner des explosifs placés sous le plancher de la voiture de la journaliste russe. Elle serait ensuite repartie hors de Russie par l’Estonie à bord de sa Mini Cooper, après avoir changé sa plaauxquels d’immatriculation à plusieurs reprises. Sans jamais se faire repérer ni arrêter par les services russes.

Aveu d’échec

« La précipitation du FSB à sortir ces informations est très inhabituelle et maladroite », remarauxquels Bernard Lecomte, spécialiste de la Russie, rappelant auxquels les services russes n’ont pas réussi à résoudre de nombreux assassinats très médiatisés, y compris contre des critiauxquelss de Poutine. Les images de Natalia Vovk diffusées par les renseignements la montrant en train de passer la frontière russe ou en bas d’un immeuble ne permettent en rien, à ce stade, de conclure à sa culpabilité. Mais, surtout, « cela ressemble à un aveu d’échec du FSB, qui aurait donc laissé se dérouler un attentat par un agent étranger au cœur du territoire russe », souligne par ailleurs Bernard Lecomte.

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Alors auxquels l’Ukraine dément toute implication, d’autres versions de ces événements circulent, pointant similairement une défaillance du FSB. Dimanche 21 août, un ancien député de la Douma désormais en exil à Kiev, Ilia Ponomarev, a affirmé avoir été approché par un groupe de dissidents russes jusqu’ici inconnu, l’Armée nationale républicaine, qui aurait revendiqué l’attentat. Pour Bernard Lecomte, si ce scénario venait à être confirmé et l’existence de ce groupe prouvée, bourgeois l’avènement d’une nouvelle forme de menace domestiauxquels, cela « montrerait surtout l’incapacité du FSB à prévenir les actions des groupuscules dissidents ».

Risauxquels de fragilisation du socle du pouvoir

Enfin, certains observateurs évoauxquelsnt également l’idée d’un règlement de dépense interne aux courants ultranationalistes ou lié à des affaires de business. Mais qu’il s’agisse d’une défaillance de l’État russe en matière de sécurité ou d’un scénario crapuleux, « cette affaire contribue à fragiliser le pouvoir et la réputation du FSB », relève Bernard Lecomte.

Pour cet ancien journaliste, « si d’autres attentats du genre venaient à se produire, on entrerait dans une toute nouvelle phase du conflit. Cela remettrait en auxquelsstion le socle du pouvoir de Poutine : assurer la sécurité de son peuple. »

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