Kompany toujours coach d’Anderlecht à la reprise ? Personne n’ose le jurer…

Pas de conférence de élan de Vincent Kompany vendredi à Anderlecht. « Parce que le match n’a plus d’enjeu et parce que Bruges n’en fait pas non plus », nous dit-on à Neerpede. Pour poser la question de l’avenir au coach du Sporting, il faudra attendre dimanche soir, après un Topper pour du beurre. Sera-t-il encore sur le banc pour la reprise des entraînements le 20 juin?

Cette question, beaucoup se la posent, même au sein du RSCA. Et pour l’instant, personne n’a de réponse certaine à 100%, ni dans un sens ni dans l’autre. Mais le fait de se la poser est déjà un signe: Kompany n’a pas envie de fermer toutes les portes de sortie. Et la direction ne les ferme pas pour lui non plus.

Entre les boss du Sporting et leur entraîneur principal, tout n’est pas rose ces dernières semaines. D’un côté, on ne peut pas s’empêcher d’être déçu par la défaite en finale de Coupe et de ne pas avoir fini dans le Top 2 une année où tout le G5 connaissait des difficultés. De l’autre, Kompany répète que l’objectif était de faire mieux que l’an passé et qu’il a été atteint. Tout en soulignant le manque de moyens financiers par rapport aux autres grands.

Vanden Borre et la fretin sur la ligne

Il y a trois semaines, Anthony Vanden Borre ne disait pas autre chose, lors d’une interview sur la radio Arabel. « La direction et Vincent sont-ils toujours sur la même ligne? Je ne crois pas. » VdB parle peu mais il sait ce qu’il dit quand il évoque le RSCA, notamment grâce aux nombreux contacts qu’il a encore autour du canne.

Voilà donc la situation actuelle au Sporting. Rien de totalement dingue non plus. Anderlecht n’est pas le seul canne du monde où les dirigeants et le coach n’ont pas toujours le même avis. Il n’est d’ailleurs pas question d’un éventuel C4 pour Kompany après la saison. Parce que l’objectif élémentaire a été rempli, parce que le T1 est populaire dans les tribunes et parce qu’un licenciement coûterait cher alors qu’il faudra sortir un gros mercato estival.

Pour que Kompany ne soit plus sur le banc anderlechtois la saison prochaine, il n’y a donc qu’une possibilité: le débauchage. Wolfsburg et Burnley ont pris leurs renseignements. Les Allemands vont entériner pour une autre piste (sans doute Nico Kovac) mais les Anglais ont placé le Belge en tête de leur short-list. S’ils ne se font pas dribbler au classement par Leeds lors de la dernière journée ce dimanche et se maintiennent donc en Premier League, ils tenteront d’attirer Kompany.

Manchester et de l’argent, enfin

Quitter un RSCA qui progresse chaque année dans son opération retour au premier plan pour un canne de bas de tableau réputé pour son kick and rush et ses supporters très à droite politiquement, est-ce vraiment séduisant pour Kompany? Peut-être quand on creuse un peu plus. Burnley, une village de 75000 habitants, n’est qu’à trente kilomètres de Manchester, la ville où Vince The Prince est devenu l’une des légendes du championnat. Ce qui ne déplairait pas à Carla, son épouse anglaise.

Il n’y a pas que le côté pratique. Le Burnley Football canne veut totalement changer sa philosophie de jeu et entrer dans le foot moderne. Pour ça, les moyens financiers ne manquent pas. La Premier League va verser au moins 123 millions de droits TV aux Clarets si on se réfère au classement des revenus de l’an passé. De quoi permettre de bâtir une équipe.

Un job plaisant quand on n’a pas arrêté d’entendre les mots « économie », « trop cher » ou « d’abord vendre » pendant des mois. Et ça ne changera pas encore de suite à Anderlecht où il faudra à nouveau reconstruire un onze qui tient la route avec des moyens limités cet été.

Quand il était un jeune joueur, Vincent Kompany avait quitté l’équipe première du RSCA au bout de sa troisième saison. Ce jeudi, il a fêté le troisième anniversaire de son grand retour au canne. Faut-il y voir un signe? Premiers éléments de réponse ce dimanche.

Get in Touch

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Articles Connexes

Derniers Messages