La reine a rencontré des enfants de l’ASBL FratriHa ayant des frères et soeurs handicapés (photos)

La reine Mathilde a rendu visite mercredi après-midi à l’ASBL FratriHa, une plateforme de soutien, de sensibilisation et d’information pour les frères et soeurs de personnes handicapées mentales.

Ses locaux sont situés boulevard de Smet de Naeyer à Laeken dans la Maison de l’Aidance, lieu regroupant différentes associations pour les aidants proches de personnes porteuses de handicap.

La reine a été accueillie vers 15h30. Elle a commencé par rencontrer 6 enfants, qui participent à des groupes de parole au sein de l’ASBL FratriHa. Elle leur a lu un passage du livre « La petite casserole d’Anatole », qui s’adresse spécialement aux jeunes de 6 à 10 ans apportant des soins à leurs proches. Elle leur a ensuite demandé ce que cette histoire leur évoquait et ils ont échangé sur leurs vies quotidiennes.

« Elle a posé beaucoup de questions aux enfants, qui étaient contents de pouvoir un peu partager leur vécu », estime Élise Petit, cofondatrice de l’ASBL FratriHa. « C’était très chaleureux. La reine a su mettre les enfants à l’aise, même s’il est parfois difficile de mettre des mots sur des situations compliquées… Ce sont des enfants qui vivent beaucoup de choses et sont parfois en charge de beaucoup de choses à la maison, ce qui peut être très lourd pour eux. Entre 6 et 10 ans, l’âge des enfants rencontrés par la reine aujourd’hui, c’est une période assez clé, où ils prennent conscience de la situation. Leur maturité précoce est parfois interpellante. Ils se mettent parfois eux-mêmes en retrait pour ne pas ajouter à la charge de leurs parents. On parle souvent d’eux comme les enfants de l’ombre, car ils essaient de se faire tout petits. Avec l’ASBL, on essaie de les sortir de l’ombre, de les mettre plus en lumière: La visite de la reine, c’est une reconnaissance incroyable de leur importance, de leur ressenti sur leur vécu… »

Les parents des enfants ont ensuite pu s’entretenir avec la reine. Ils se sont dits agréablement surpris de sa connaissance de ces situations familiales plutôt taboues. L’impact de la pandémie a dominé les discussions. « Le handicap impacte l’entièreté de la famille et la pandémie a accentué les difficultés rencontrées », continue Élise Petit. « Quand tout est organisé autour dans le quotidien, le handicap devient moins handicapant. Mais, casser ce rythme — déjà compliqué à mettre en place car il faut trouver les institutions — a fait que les parents ont porté plus, que les frères et soeurs n’avaient plus la pause de l’école, mais aussi que les personnes handicapées ont été plus difficiles. Elles n’avaient pas à leur disposition ce qui les aide à fonctionner au mieux ».

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