La rétro namuroise en images: une année contre vents et marées (Namur)

2021 fut une année étrange. Au centre de l’actualité, évidemment, les événements météorologiques qui ont touché, entre autres, Beauraing et Rochefort. Mais pas seulement. Petite sélection subjective de la rédaction namuroise, par le biais de l’image.

Que retenir comme image de l’année 2021 en province de Namur? Les eaux déchaînées qui ont englouti Rochefort, Dinant, Bomel, Houyet, brisé des maisons le long du Samson, de l’Orneau? La tornade beaurinoise qui en l’espace de deux minutes a décoiffé une rue entière de ses toits, de ses poteaux électriques, de ses cimes d’arbres? Ou derrière ses événements, l’incroyable solidarité entre des personnes qui ne se connaissent pas, l’abnégation des pouvoirs publics et des services de secours?

2021 fut aussi émaillée d’images d’activisme et de revendications, comme ces Zadistes qui ont décidé d’occuper un terrain promis à un lotissement immobilier à Aische-en-Refail. Cette manifestation place de l’Ange, dans l’air du temps, contre l’homophobie, la transphobie, le caractère binaire du genre. Ce refus du Caméo de fermer ses portes face à des mesures qu’il juge disproportionnées et injustifiées de la part du Codeco. Ces brasseurs indépendants qui ont jeté les fûts périmés de l’année précédente dans la Sambre. Ou ces réfractaires à l’abattage d’un hêtre centenaire en bordure du casino de Namur.

2021 fut aussi pour Namur l’année de la découverte. De ce que sont en réalité les grands chantiers namurois et de ce qu’accouchent ces grues qui sont devenues un élément habituel du paysage urbain. Le pavillon de Milan sur la Citadelle, le téléphérique, la Confluence et le Grand Manège sont les premiers aboutissements d’une politique ambitieuse de transformation de la capitale namuroise.

2021 fut aussi l’année du ras-le-bol autour de la crise sanitaire. Le ras-le-bol des infirmiers et d’hôpitaux à bout de souffle, qui portent trop seuls le véritable poids humain de la pandémie: des drames, des décès et des lits de soins intensifs remplis par centaines. Le ras-le-bol des vaccinés et des antivaccins qui se jettent la pierre avec des arguments parfois prouvés, souvent subjectifs, parfois fallacieux. Avec des dérives, comme cette manifestation à Namur, certes pacifique et sans heurts, mais avec des références édifiantes au nazisme, stalinisme, totalitarisme.

2021 fut aussi le printemps de la vie sociale, après une année précédente vécue dans un vase clos. Avec un retour à la presque normale, au moins le temps d’un été. Des événements locaux comme des brocantes, la grande boucle lustinoise, les festivals de musique et d’arts ont réuni à nouveau des milliers de personnes autour de la joie, la fête. Les fêtes de Wallonie ont eu lieu, presque comme si de rien n’était. Les Échasseurs ont combattu pour l’échasse d’or mais aussi pour la reconnaissance à l’UNESCO, qu’ils ont obtenu après cinq ans d’attente. Et d’ailleurs, pour clôturer cette nouvelle année, si on gardait en tête cette image émouvante de ce jeune échasseur d’or? Robin Botron, 17 ans, qui en un coup d’échasse a fait de 2021 ce qu’il voulait en faire, c’est-à-dire une année de consécration.

Get in Touch

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Articles Connexes

Derniers Messages