la société La Dinantaise réclame 5 000€ à son ex-employée, qui risque six mois de prison (Dinant)

De la poudre blanche. Une surprise d’autant plus inquiétante que des étudiants transitaient dans les locaux.

Aliaksandra – stock.adobe.com

Il n’y a pas que des salades ou des boîtes à tartines dans les frigos des sociétés. En août 2018, le directeur de la SCRL La Dinantaise (association de construction et de gestion de logements sociaux à Dinant) est informé qu’une de ses employées pourrait être à la base d’un trafic de stupéfiants sur son lieu de travail.

Appelée à s’expliquer devant le juge Renaud Hauquier, la désormais ex-employée n’a pas fait le déplacement. La Dinantaise, bien. Elle réclame 5 000€ de dommage moral à titre définitif.

C’est le 22 août 2018 que la police opère une descente sur les lieux. Et, dans une boîte dissimulée dans la partie freezer du frigo, elle découvre de la poudre blanche qui s’avère être du speed. Une découverte d’autant plus inquiétante si l’on sait que des étudiants ont transité par ce service.

Comme l’explique, le substitut Vinciane Samain, ces étudiants ont été interrogés. Certains avaient remarqué la présence de cette poudre et ce, déjà un an avant la perquisition. Mais l’employée ne leur a pas proposé d’en acquérir.

« Aux enquêteurs, la prévenue a avoué qu’effectivement, elle est consommatrice. Mais elle n’a jamais dépanné ou vendu », précise la substitute.

Depuis, la personne a été licenciée. Le Parquet requiert une peine de 6 mois et une amende. L’avocat de la partie civile laisse à l’appréciation du tribunal le montant à octroyer à La Dinantaise, vu la somme sollicitée. Le jugement, par défaut, sera prononcé le 24 mars prochain.

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