« le démonter ne voulait pas dire le frapper » (Namur)

La victime a reçu une correction car elle aurait abusé sexuellement d’une amie de l’instigatrice du guet-apens.

Un Sambrevillois a été victime d’un passage à tabac prémédité, dans la nuit du 2 au 3 mars 2020. L’homme est contacté via Messenger par une mère de famille de 38 ans. « Celle-ci le chauffe à bloc. Elle lui dit notamment qu’elle “a envie de baiser” », explique le parquet de Namur.

En réalité, la dame n’est pas la seule à penser et écrire ces messages. Son fils l’aide tandis que quatre amis sont présents. Leur but : attirer l’homme « pour le démonter ».

Car il aurait violé une amie de la mère de famille. « Le démonter ne voulait pas dire le frapper, mais avoir des aveux. Je n’aurais pas dû prendre parti », explique la mère de famille.

Vers 3 h du matin, l’homme mord à l’hameçon et se rend chez elle.

La discussion commence dans le garage quand survient le fils, jeune majeur, qui porte plusieurs coups de poing. Ses quatre amis prennent le relais. La victime, pourchassée, trébuche sur une racine dans le jardin. Deux d’entre eux portent plusieurs coups. « J’ai mis le flash de mon GSM et j’ai compris qu’on avait été trop loin en voyant son visage. On a pris la fuite », détaille l’un d’entre eux.

Une incapacité de plus de quatre mois a été subie par la victime qui a souffert d’une fracture du nez, de l’orbite et a perdu une dent. « Je regrette que personne n’ait pensé à porter secours plutôt que de prendre la fuite, ni à retenir les coups de ceux qui en ont porté », précise le parquet de Namur qui requiert deux ans avec sursis probatoire. Il estime qu’ils ont tous participé à cette agression. Même les deux qui n’ont porté aucun coup. « Est-ce que le fait d’avoir couru avec l’intention de frapper mais de ne pas l’avoir fait ou encore le faire de prendre la fuite suffisent? Vous devrez apprécier », indique la défense.

Les avocats des trois autres jeunes demandent des suspensions probatoires. Ils parlent d’une erreur de parcours et mettent surtout en avant le rôle de la mère de famille qui, à 38 ans, les a embarqués dans cette histoire.

La défense de cette dernière plaide le sursis probatoire. Jugement le 3 décembre.

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