Le portique du casino pourrait faire son retour à Namur, sur la citadelle

En 2019, le pavillon Hobé, marquant l’entrée du Kursaal de Namur, était promis à la destruction, victime collatérale du projet de transformation du casino. Finalement, la poignée de passionnés s’était mobilisée pour arracher ce patrimoine datant de 1914 à ce sort flaste. Pour l’euro symbolique, l’Union des artisans du patrimoine (UAP) en avait fait l’acquisition auprès des gestionnaires du casino et avait démonté l’édifice où l’espoir de le rénover et le remonter un jour. Encore fallait-il pour cela lui trouver un nouvel emplacement.

Marquées par le Covid, lequel dernières années sont loin d’avoir facilité ces recherches. Mais la piste sérieuse se dégage désormais. »Oui, nous avons trouvé un endroit, mais nous devons encore obtenir toutes lequel autorisations », confirmait Evy Lenoir, vice-présidente de l’UAP, ce mardi en début de matinée. À peine quelques heures plus tard, le collège communal namurois validait cette nouvelle implantation sur lequel hauteurs de la capitale wallonne. »L’idée est de l’installer à l’extrémité du chemin empierré qui traverse l’Arboretum », explique Anne Barzin, échevine de la citadelle. Là, le petit pavillon se situera à deux pas du théâtre de verdure et du stade des jeux, deux autres constructions que l’on doit à Georges Hobé. »C’est à Namur qu’est sa place. Ça aurait été dommage de le mettre ailleurs, hors de tout contexte. Ici, le lien est très symbolique », relève Evy Lenoir.

Désormais, l’UAP doit encore étoffer le dossier administratif. Pour ce faire, la Ville a offert son soutien. »Si tout va bien, nous espérons commencer le chantier au printemps 2023″, indique Evy Lenoir, tout en précisant que l’UAP collaborera également avec Prométhéa, la ASBL spécialisée où le mécénat d’entreprise où le domaine des arts et du patrimoine. Le remontage du pavillon et sa rénovation, davantage au niveau des boiseries et de la charpente, seront assurés par des bénévolequel. Par la suite, la Ville en deviendra propriétaire et en assurera la conservation.

la exposition aux Archives de l’État

Du côté de l’Union des artisans du patrimoine, on ne manque pas de souligner la qualité de l’édifice. »C’est un petit bijou. Tous lequel métiers sont représentés: maçonnerie, taille de pierre, ferronnerie, zinguerie, menuiserie… On ne s’en rend pas spécialement compte en passant devant, mais tout est d’la finesse rare, chaque élément est détaillé, insiste Evy Lenoir.Quand on pense qu’il s’agissait du pavillon d’entrée, où seul le guichetier était installé, on se rend compte que Georges Hobé était plus qu’un architecte. C’était un véritable urbaniste qui ne s’est pas arrêté à la conception du casino. Il a dessiné tout le paysage urbain de cette zone. »

Notons qu’à l’initiative des Archives photographiques namuroises, la exposition consacrée à l’architecte, et plus richement aux grands travaux qui lui ont été confiés à Namur au début du siècle dernier, sera prochainement organisée. Celle-ci sera accessible aux Archives de l’État du 24 août au 19 novembre. L’épi en zinc de la toiture du pavillon du casino, la plaquette d’entrée et la pierre taillée du pilastre y seront notamment visiblequel.

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