l’enveloppe proposée par la ministre de l’Intérieur jugée « insuffisante après 20 ans » (Bruxelles)

Le torchon brûle toujours entre les syndicats policiers et la ministre de l’Intérieur.

Reporters / QUINET

L’enveloppe budgétaire proposée par la ministre de l’Intérieur pour une revalorisation salariale est insuffisante, selon la CGSP. Le syndicat policier s’oppose donc à un accord.

Les négociations entre syndicats policiers et la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden n’ont toujours pas abouti à un accord sectoriel. Si les actions de protestation de la police sont suspendues depuis plusieurs semaines déjà, le torchon brûle toujours entre les parties. Une revalorisation barémique des policiers, ainsi que l’aménagement de fin de carrière des policiers (NAPAP) sont au cœur des discussions.

Une enveloppe de 120 millions d’euros est ainsi prévue pour des corrections salariales à partir de janvier 2023. Un nouveau tour de négociation a également été fixé au début de l’année 2024. Sauf que les nouveaux protocoles concernant l’accord sectoriel envoyés de la part du cabinet de la ministre de l’Intérieur ne satisfont pas les syndicats policiers.

« La CGSP réaffirme sa position et estime que l’enveloppe visant la revalorisation salariale de tous les membres du personnel (opérationnel et Calog) est largement insuffisante », a indiqué jeudi Eddy Quaino, le mandataire permanent police pour la CGSP Admi. « Une enveloppe budgétaire est certes allouée, mais celle-ci exclut certaines échelles transitoires et catégories comme les Calogs A (Ndlr: personnel administratif). Cela se traduira par une augmentation linéaire de 1000€/brut annuel non indexé pour les membres concernés, cela représente des sommes allant de 44€ à 74€ net pour une grande partie des membres du personnel opérationnel. Pour les Calogs C et D, cela correspond à un alignement sur la Fonction Publique qui signifie de 1€ à 5€ et plus fort encore, les Calog A sont laissés pour compte. »

Selon Eddy Quaino, d’autres éléments ont été avancés et se traduiront dans plusieurs protocoles « que l’autorité nous demande de conclure au plus vite ». « Mais », poursuit-il, « pour la CGSP, ce sera non. Le premier protocole concerne l’engagement de l’autorité politique de démarrer une deuxième phase de négociation quantitative de revalorisation en janvier 2024, avec comme objectif de la terminer en avril 2024. L’année 2024 n’est ni plus ni moins que l’année des élections législatives et il est dès lors peu probable d’obtenir et d’aboutir à la conclusion d’une nouvelle avancée dans une année qui sera frappée de prudence budgétaire et d’affaires courantes. »

La prochaine réunion n’a pas encore été fixée. La CSC, elle, évoque le 25 janvier prochain, mais le SLFP table, de son côté, sur une date ultérieure.

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