Leur cible? Des personnes vulnérables sur le halage, le long de la Sambre (Namur)

Trois jeunes (dont 2 mineurs d’âge) avaient pris l’habitude de repérer leurs « proies » sur le chemin de halage, le long de la Sambre.

Les faits, perpétrés sur le mois de juillet 2019 sont particulièrement désagréables. Plusieurs jeunes (trois minimums) ont pris le pli de commettre des vols avec violence. Seul l’un d’eux, juste majeur au moment des faits, est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Namur. Sans antécédent jusqu’à ce mois de juillet, le prévenu (représenté par son avocat) risque 30 mois. Mais le Parquet ne s’oppose pas à un sursis probatoire.

Comme l’explique le substitut Barbara Marganne, le modus operandi est passablement toujours le même. Ils abordent leur victime pour leur proposer de la drogue et l’isolent. Ou ils vont au contact. « Les faits sont d’une extrême violence, commente le Parquet. L’une des victimes a failli être jetée dans la Sambre ». Pour l’essentiel, le butin se concentre sur des I-phones et de l’argent. Un sac de sport est aussi repris dans la liste.

 » Ce sont des faits méprisables, » souligne le substitut qui ne s’oppose pas à une probation pour le jeune prévenu qui n’a pas d’antécédents. Il devra (entre outre) soigner son addiction aux stupéfiants.

Un déficient visuel

Deux personnes se sont constituées parties civiles. L’une d’elles souffre de déficience visuelle dégénérative. Il connaissait l’un des mineurs qui l’a agressé: « il le considérait comme son fils », malgré une précédente agression. « Mon client ne distingue plus que des ombres. Désormais, il n’ose plus sortir trop tard. Il a des angoisses lorsque quelqu’un s’approche trop près et a dû intégrer les urgences en septembre. » Il demande 500€ de dommage moral.

Du côté de la défense, on met en lumière chez ce jeune de  » bonne famille », un haut potentiel détecté en 2016. Il affiche un QI de 130. « Il éprouve des difficultés relationnelles et a des problèmes avec l’autorité. Il se déscolarise et décide de quitter ses parents pour rejoindre ses amis à Namur, commente son conseil. Pour survivre, il a commencé à commettre des vols. » Après deux mois et demi de préventive, il s’est soumis à une série de conditions qu’il a respectées.

Il est désormais retourné chez ses parents. Son avocat sollicite une peine de probation autonome. Ou, à titre subsidiaire, une peine de travail. Jugement le 14 janvier.

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