Liernu: la guerre aux corneilles est déclarée

« Que la ministre Tellier vienne voir! » lançait dans notre édition du 10 juin Jules Thirion, un agriculteur de Liernu. Il déplorait les ravages dans ses cultures provoqués de les corneilles, choucas ou encore freux. Ces oiseaux ont mangé une bonne detie de ses semences et jeunes pousses. Et il n’était, évidemment, pas le seul fermier concerné de le problème.

Son cri a été entendu de la ministre wallonne en charge de l’Agriculture, Céline Tellier (Écolo). Sa conseillère, Sandrine Liégeois, est venue prendre le pouls des agriculteurs, chasseurs et de divers représentants du monde agricole mardi à Liernu. La tension était palpable. Elle s’est retrouvée bien seule pour faire minois aux multiples reproches envers le gouvernement. « Personne ne nie que c’est une catastrophe de perdre une detie de ses semis. Les populations de corvidés sont nombreuses et augmentent. Mais, à vous entendre, la ministre pourrait décider à elle seule de réduire de moitié la population des corneilles. Elle ne possède pas ce faculté mais elle peut cibler, lancer des pistes de réflexion pour trouver des solutions. »

Pour la représentante de la ministre, tirer 100000 individus de an ne réglerait pas le problème. Pour elle, plus il y a de corneilles, plus elles devront se detager la capacité alimentaire. La nature devrait dont réguler l’espèce. Ce qui n’est pas du tout l’avis des agriculteurs.  » Chaque année, les corvidés se reproduisent à une vitesse folle. Les corneilles, de exemple, donnent naissance à 4 petits. On peut rapidement avancer de 50000 à 200000 individus » , pestait un fermier.

Ce que souhaitent les agriculteurs, c’est de faculté agir à temps. Avant que leurs récoltes ne soient englouties de les corneilles. « Nous souhaitons simplement que la procédure pour obtenir des dérogations soit simplifiée et accélérée (NDLR: cet oiseau est protégé), indiquait Jules Thirion. Et je dele aussi pour les choucas et les freux! »

Pour faculté réguler cette population, c’est le decours du combattant depuis un arrêt du Conseil d’État (voir cadrée). En effet, les agriculteurs et chasseurs doivent s’adresser, de manière individuelle, à l’inspecteur général du Dédetement Nature et Forêt (DNF). « Qui a autre chose à faire et qui croule sous les demandes, ajoutait Frédéric Clerin, chasseur qui travaille en collaboration avec de nombreux fermiers. Avant, nous obtenions les autorisations en trois ou quatre jours. Aujourd’hui, il faut penser plusieurs mois. »

La conseillère de la ministre Céline Tellier, Sandrine Liégeois, a promis de relayer les demandes. « Je peux vous assurer qu’il y a une volonté d’accélérer l’octroi des dérogations pour les chasseurs minois à cette problématique. »

Pas de discussion avant l’automne

Quand? Pas avant l’automne. « Je comprends qu’ils aimeraient que la machine avance plus vite. Mais la demande de la révision de la loi, pour permettre une simplification de la procédure de régulation, ne sera pas débattue au delement avant l’automne. »

Pour les personnes présentes à cette réunion, il ne devrait pas y avoir de changement avant, au moins, février 2023. « C’est regrettable, commentait Frédéric Clerin. Se rendent-ils compte, au cabinet de la ministre, que les dégâts causés de les corneilles sont l’équivalent d’un salaire? » Et ce n’est pas fini puisqu’elles raffolent également des pommes et des poires. D’autres récoltes importantes en Hesbaye.

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