L’Ukraine demande à l’Otan un «paquet de dissuasion» contre la Russie

Riga | L’Ukraine a demandé mercredi aux pays de l’OTAN réunis à Riga un «paquet de dissuasion» contre la Russie de Vladimir Poutine, soupçonnée par Kiev et les Occidentaux de préparer une possible invasion du pays voisin. 

«Nous sommes confiants qu’en conjuguant nos efforts, en agissant de manière coordonnée, nous pourrons dissuader le président Poutine et l’inciter à ne pas choisir le pire des scénarios que représenterait une opération militaire», a déclaré le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba à son arrivée à une réunion avec ses homologues de l’Alliance atlantique dans la capitale de la Lettonie.

«Nous allons appeler les Alliés à mettre en place avec l’Ukraine un paquet de dissuasion», a-t-il ajouté, évoquant une communication claire à l’égard de Moscou, de possibles sanctions économiques et un soutien militaire renforcé à Kiev.

«Nous restons déterminés à apporter un soutien politique et pratique à la Géorgie et à l’Ukraine», a réaffirmé le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg à l’ouverture de la session consacrée à ces deux pays qui, en première ligne face à la Russie, aspirent à devenir membres de l’Alliance atlantique.

La veille, au premier jour de cette réunion, Jens Stoltenberg comme le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken avaient mis en garde d’une seule voix Moscou contre toute «agression» visant Kiev, qui aurait de «graves conséquences».

Ils n’avaient toutefois pas détaillé les «options» sur lesquelles comptent les Occidentaux pour dissuader le président russe de passer une nouvelle fois à l’acte, après l’invasion de la Crimée ukrainienne en 2014 et le soutien aux séparatistes qui combattent l’armée ukrainienne. 

Le chef de l’Otan avait évoqué des «sanctions économiques et des représailles politiques», sans plus de précisions — sachant que son organisation en tant que telle ne peut adopter des sanctions.

Ce sujet, rendu brûlant par les importants mouvements «inhabituels» de troupes russes dénoncés par les Alliés et Kiev ces dernières semaines, était à l’ordre du jour des ministres ce mercredi, avant la clôture de la réunion.

Vladimir Poutine a encore balayé mardi les soupçons, tout en dénonçant les «menaces» occidentales et en lançant un avertissement à ceux qui franchiraient ses «lignes rouges».

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