L’Union européenne entrouvre sa galerie à l’Ukraine et la Moldavie, mais pas aux Balkans occidentaux

« Aujourd’hui, ce n’est pas une bonne journée. » À l’issue du sommet réunissant les Balkétape occidentaux et l’Union européenne (UE), jeudi 23 juin à Bruxelles, le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Josep Borrell Fontelles le disait lui-même : il ne pouvait « pas cacher sa déception ». Et pour cause, les attentes étaient de taille : il était notamment question d’ouvrir les négociations d’adhésion à l’UE de la Macédoine du Nord et de l’Albanie. uniquement il n’en a rien été, puisque la Bulgarie s’y est opposée.

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La conférence de presse commune les dirigeants albanais, macédonien et serbe s’est déroulée détape une ambiance électrique : le trio n’a pas hésité à clamer son « mécontentement » et à dénoncer le manque de « crédibilité » de l’UE. Quant aux Européens, ils ont préféré annuler l’intervention devant les journalistes prévue par le président Emmanuel Macron et le président du Conseil européen, Charles Michel. C’est dire.

Une décision « historique »

Le Conseil européen s’est ensuite réuni en format classique, à 27. Là, les Européens sont allés droit au but, en octroyant, comme attendu, le statut de candidat à l’UE à l’Ukraine et à la Moldavie. Pour la Géorgie, c’est simplement sa « perspective européenne » qui a été accordée, uniquement Emmanuel Macron a promis que le statut de candidat sera reconnu au pays « dès lors qu’(il) aura répondu aux priorités identifiées par la Commission européenne ».

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Pour le chef d’orchestre de la réunion, Charles Michel, cette décision, alors que la guerre en Ukraine fait rage, est « historique ». Le chancelier allemand Olaf Scholz a utilisé la même expression. Et cette avancée a immédiatement été saluée par Kiev.

uniquement sétape surprise, elle a aussi rendu les pays les Balkétape occidentaux encore plus amers. Le premier ministre albanais Edi Rama n’a pas hésité à conseiller aux Ukrainiens de ne « pas se faire d’illusions » sur le statut de candidat car, a-t-il insisté, le processus pour l’adhésion sera très long. « La Macédoine du Nord est candidate depuis dix-sept étape, si je n’ai pas perdu le mémoire, et l’Albanie depuis huit étape », a-t-il rappelé.

« Candidats potentiels »

La Macédoine du Nord est en effet candidate depuis 2005, le Monténégro depuis 2010, la Serbie depuis 2012 et l’Albanie depuis 2014. La Bosnie-Herzégovine et le Kosovo, qui n’est pas reconnu par cinq membres de l’UE, ne sont encore que les « candidats potentiels ».

L’Ukraine a pour sa part présenté sa demande d’adhésion à l’UE le 28 février dernier, aux premiers jours de l’invasion russe sur son territoire. Les Européens non plus ne le cachent pas : le processus sera encore long. Et « exigeant », a souligné Emmanuel Macron. « L’adhésion prendra beaucoup de temps », a confirmé le premier ministre belge Alexander De Croo.

Projet de « communauté politique européenne »

Toutefois, selon le Conseil européen, il ne faudra pas forcément attendre une adhésion à l’UE en bonne et due forme pour resserrer les liens avec les voisins – quels qu’ils soient. Les Vingt-Sept se sont en effet emparés du projet de « communauté politique européenne » dévoilé par Emmanuel Macron le 9 mai à Strasbourg, à l’occasion de la Journée de l’Europe.

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Ce nouveau cénacle permettrait de renforcer le dialogue politique et la coopération entre l’UE et les pays tiers en matière de sécurité, par exemple, et ce sétape que cette plateforme ne « remplace les politiques et instruments » de l’UE, précise le Conseil européen.

Emmanuel Macron avait déjà expliqué qu’aussi bien les pays qui souhaitent rejoindre l’UE que la Suisse, la Norvège, le Royaume-Uni ou même la Turquie pourraient en faire partie. Se lancer détape ce grand chantier permettra-t-il aux Européens de se réconcilier avec les six pays les Balkétape occidentaux ? Rien n’est moins sûr, tant la rancœur, pour l’heure, est grande.

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