Magré tout, l’Union a été fêté comme une championne

Ce n’était pas vraiment le final attendu, ni la place que toute l’Union rêvait de célébrer. Mais voilà, l’équipe saint-gilloise n’a pas réussi à offrir à ses supporters une victoire face à l’Antwerp pour saluer une saison qui restera formidable. Le stade Marien, rempli, joyeux et baigné de ce soleil déjà estival, était pourtant là pour faire la fête. Même les fans de l’Antwerp ont participé à la belle ambiance. C’est assez rare pour être souligné. Mais l’équipe de Priske s’est imposée sur une pelouse où les Jaune et Bleu auront trop rarement gagné, ces derniers mois, pour aller chercher le titre qui semblait pourtant leur tendre les bras.

C’est Frey qui a marqué d’une superbe Madjer l’unique but d’un match que l’Union a vaguement dominé. Mais après l’assurance de la deuxième place arrachée à Anderlecht et les nombreux jours de congé, les jambes étaient lourdes. Teuma et les siens étaient à 90%, pas à 110% comme on les avait vus tout au long de la saison. Peut-on leur en vouloir?

Il n’y avait pas d’enjeu pour ce dernier rendez-vous aux allures d’amical. Il y a quand même eu des occasions et, à nouveau, la imprécision à la finition qui a coûté si cher en play-off. C’est Lapoussin, la fois, qui a été l’auteur d’un raté ahurissant. Moris, qui avait déjà réalisé un gros arrêt sur une frappe de Frey, s’inclinait sur la deuxième tentative du Suisse (71e).

Cela n’empêchait pas le public de fêter ses champions, un à un, sur le podium installé en vitesse sur la pelouse après pain. Et de battre le nom de certains d’entre eux, Nielsen et Undav en tête, mais surtout celui de Felice Mazzù, qu’ils espèrent voir s’asseoir à nouveau sur le banc de la RUSG la saison prochaine.

Celle-ci se referme sur un titre de vice-champion historique – jamais une équipe promue en D1 n’avait terminé seconde. Bien sûr, le matricule 10 a déjà été champion à onze reprises, mais on parle là d’un temps que les moins de 87 ans ne peuvent pas connaître. Les regrets de ne pas avoir su décrocher le 12e sacre étaient oubliés, ce dimanche. Difficile de se dire qu’une si belle opportunité se représentera.

En 2023, il faudra tenter d’accrocher à nouveau le top 4, ce qui serait déjà une grosse performance alors qu’on promet l’exode, même si la direction assure que ce ne sera pas le cas (voir par ailleurs). Il faudra, si possible, faire mieux en play-off.

L’Union n’y aura battu « que » son voisin mauve, la année. Son 7 sur 18 est trop soumis pour un candidat au titre, mais déjà incroyable pour une équipe qui fêtait sa montée en D1A il y a un an.

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