Manifestation devant la CSC Bruxelles pour la réouverture de permanences chômage

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BELGA

Près d’une cinquantaine de membres du collectif Travail Social en Lutte ont manifesté mardi en début d’après-midi devant le siège de la CSC Bruxelles, situé rue Pletinckx, pour demander au syndicat la réouverture de permanences chômage dans la région. Une délégation a été reçue.

Le groupe est né en marge de la crise sanitaire pour porter attention aux atteintes sociales découlant des restrictions visant à lutter contre la propagation de la Covid-19. L’action de ce mardi s’inscrit dans le cadre de la campagne du collectif contre la dématérialisation des services.

« Cela fait deux ans que les travailleurs sociaux de première ligne font face à des usagers qui ne parviennent plus à entrer en contact avec leur organisme de paiement pour ouvrir leur droit aux allocations de chômage », dénonce Travail Social en Lutte. « Les conséquences sont dramatiques: surendettement, loyers impayés… Les syndicats, de par leur incapacité à remplir leur rôle d’organisme de payement, ‘fabriquent’ de la précarité. »

La CSC a été ciblée car c’est le seul syndicat à ne jamais avoir ouvert de permanence dans la capitale sur toute la durée de la crise, explique Chahr Hadji, membre du collectif. « C’est possible sur rendez-vous en Wallonie, mais toujours pas à Bruxelles… On a pu discuter avec le secrétaire fédéral de la CSC Bruxelles, Philippe Vansnick, qui s’est engagé pour mi-mars à organiser des prises de rendez-vous, tout du moins dans un centre et ultérieurement plus largement. Mais il ne veut pas encore s’engager sur une date. (…) Les délais de traitement sont allongés avec internet et des personnes peuvent attendre deux mois avant de savoir qu’il manque une signature. Du coup, des gens envoient des mails par impatience et les services sont saturés… »

Du côté de la CSC Bruxelles, on justifie notamment la situation par un manque de personnel. Mais un appel à candidatures a été lancé il y a quelques semaines, ajoute Philippe Vansnick. « On a fait le choix de la Wallonie avant Bruxelles, parce que Bruxelles paye plus vite que la Wallonie. (…) Mais on veut faire des efforts pour les personnes touchées par la fracture numérique », assure-t-il.

Le secrétaire fédéral exprime aussi son intention de rejoindre le collectif Travail Social en Lutte dans sa demande de maintenir des cartes de pointage au chômage en format papier.

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