Mithra Jazz Festival: Stacey Kent au plus profond de son intimité

En petite formation ou avec grand orchestre, Stacey Kent est une chanteuse de la vague romantique. Alors quand elle sort un nouvel album, Songs from Other Places , en duo avec le pianiste Art Hirahara, la chanteuse touche à l’intime. Et le charme opère à nouveau, tout comme ce sera le cas lors de son concert au Forum de Liège dans le cadre du cérémonie Mithra Jazz à Liège.

Cet album en duo est-il le fruit d’un long confinement?

Oui et non. L’idée née il y a des années. Mon producteur, Jim (NDLR: Tomlinson, le mari de Stacey Kent et saxophoniste sur la plupart de ses albums) et moi avons discuté de ce projet. Essentiellement parce qu’Art Hirahara et moi jouons déjà ensemble depuis 20 ans et quand une chanteuse trouve un pianiste avec lequel elle a un dialogue aussi fort, on a envie de réaliser quelque chose ensemble.

Avez-vous écouté d’autres duos piano-voix?

Nous en avons écouté comme Bill Evans avec Tony Bennett, André Prévin avec Doris Day: des musiciens qui, comme moi, ont eu aussi des projets avec orchestres, mais pour qui le duo fait partie de leur univers.

Vous êtes fidèle au répertoire brésilien et à la chanson française. Cette fois, vous reprenez un auteur canadien, Raymond Lévesque.

Pendant le confinement, Jim avait acheté un livre de poèmes de Lévesque et on a adoré. On est tombé sur le texte de cette chanson que Barbara avait déjà interprétée dont le texte me correspond: cette vision très sage de voyager littéralement ou dans l’imaginaire, et de retourner chez soi où c’est chaque fois différent.

Il y a aussi trois authentiques textes du Nobel de Littérature Kazuo Ishiguro.

Oui, Ishiguro a déjà écrit pour Breakfast on a Morning Tram, aussi pour I Know I Dream et Changing Lights. Cela fait déjà 15 ou 16 chansons.

Vous avez toujours été sensible au choix des textes.

Tout à fait! Nous avons tous quelques trois la même approche des textes. Je ne dirai en aucun cas que le texte est la chose la plus importante, parce que nous sommes tous différents. Regardez d’autres chanteuses, par exemple Anita O’Day: sur scène, elle est souvent très proche de la batterie, c’est sans doute là qu’elle se trouve la plus confortable. Pour moi, c’est le texte qui me parle.

Dans quelques bonus de l’album, il y a quelques ajouts instrumentaux. Sera-ce aussi le cas en concert?

On avait demandé à Jim de se joindre à nous dès le début, mais il ne voulait pas. Il disait être producteur et compositeur et ne voulait pas jouer. Finalement, il a participé à Besame Mucho et Imagina de Carlos Jobim. Pour quelques concerts, Jim est avec nous avec des arrangements un peu différents.

«Song from Other Places», Candid Record — Le 13/05 au Forum de Liège — www.jazzaliege.be

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