«Non à la guerre en Europe»: plus de 40 000 manifestants en France

Plus de 40 000 manifestants, selon le ministère de l’Intérieur, ont défilé samedi en France pour protester contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie et dire «non à la guerre en Europe». 

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Des rassemblements de soutien à l’Ukraine sont prévus ce week-end dans de nombreuses capitales européennes, au dixième jour de l’invasion russe. Des dizaines de milliers de personnes ont défilé à Zurich, en Suisse, et plusieurs centaines d’autres à Londres.

Ils étaient 16 000, selon la préfecture de police, à Paris entre la place de la République et celle de la Bastille, à scander «Poutine, ta guerre on n’en veut pas».

Environ 41 600 personnes ont participé à 119 manifestations dans toute la France, selon le ministère de l’Intérieur. À cinq semaines du premier tour de la présidentielle, deux candidats à l’Élysée, l’écologiste Yannick Jadot (EELV) et la socialiste Anne Hidalgo (PS), se sont joints au cortège parisien, avec des élus du parti présidentiel (LREM) et de droite (LR).

«On sera là chaque week-end, à Paris ou ailleurs, jusqu’à ce que M. Poutine parte, retire ses chars», a indiqué à l’AFP Aline Le Bail-Kremer, membre de Stand With Ukraine, une des organisations à l’initiative du rassemblement dans la capitale française.

«C’est très important d’être ici», estimait un manifestant, Bernard Arnaud, 47 ans, costume bleu et chemise jaune aux couleurs ukrainiennes. «M. Poutine est tellement imprévisible. Je reviendrai autant que possible», a-t-il ajouté au milieu des pancartes «Stop War», «Poutine assassin» ou «Sauvez l’Ukraine».

À Lyon (est), quelques centaines de personnes se sont rassemblées place Bellecour pour exprimer leur soutien au président Volodymyr Zelensky et à sa population, soumise dans plusieurs villes aux bombardements de l’armée de Moscou.

«C’est une attaque de la démocratie, de la liberté. On voit qu’il n’y a pas de cessez-le-feu, les négociations n’avancent pas donc je suis assez pessimiste», a confié Sébastien Mourrain, 45 ans.

Non loin de lui, Marie-Line, 64 ans, qui n’a pas souhaité révéler son patronyme, s’est inquiétée d’une situation qui «peut basculer tellement vite». «Je pensais que la diplomatie arriverait à résoudre les choses mais après ce qui s’est passé à la centrale nucléaire, ça commence à me faire vraiment peur».

«Fermez le ciel ukrainien», «évitez une catastrophe nucléaire», ont exigé les manifestants – 2 000 selon la préfecture – à Rennes (ouest).

Le week-end dernier, des centaines de milliers de personnes aux couleurs jaune et bleue avaient défilé dans toute l’Europe: quelques milliers en Russie, au moins 100 000 à Berlin, 70 000 à Prague, 40 000 à Madrid notamment.

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