« Nous ne sommes pas tous des complotistes! » (vidéo)

Une nouvelle manifestation contre les mesures sanitaires a eu lieu à Bruxelles. Policiers et manifestants ne sont pas d’accord sur le nombre.

Étaient-ils 3 500 manifestants comme annoncés par la police ou 50 000 selon les organisateurs? Ils étaient en tout cas plusieurs milliers à crier « non » aux mesures sanitaires dans les rues de Bruxelles ce dimanche.

Une fois de plus, Belgium United For Freedom, le collectif à l’origine de ce rassemblement, pas question de pointer du doigt la vaccination contre le Covid dans le discours officiel,  » parce que chacun est libre de faire ce qu’il veut, glisse l’un des représentants. On est contre la façon dont on veut le rendre obligatoire par contre, notamment pour le personnel des soins de santé. « 

Les manifestants ont également réclamé la fin de l’utilisation du Covid Safe Ticket. « Ou Covid Slave (esclave) Ticket, comme on l’appelle entre nous, rigole un manifestant. Celui-ci bafoue nos droits et nos libertés. Or, on sait désormais que le vaccin n’empêche pas la propagation. Les gens pensent être protégés, alors que ce n’est pas le cas. »

Au milieu de la foule, les discours se bousculent. Il y a ceux qui propagent des fakes news, pourtant démonté depuis longtemps, ceux qui tentent (et ils sont nombreux) la comparaison nauséabonde entre la pandémie et la Shoah (et qui ne savent pas vraiment expliquer pourquoi) et puis il y a beaucoup de discours plus modérés également. « Parce que nous ne sommes pas tous des complotistes, comme certains tentent de le faire croire, s’insurge Michel qui est venu manifester avec son épouse. Comme nous ne sommes pas d’accord avec les idées actuelles, on nous jette tous dans le même panier. On ne nie pas la pandémie, bien au contraire, par contre, nous ne sommes pas d’accord avec la direction prise par le gouvernement. « 

Un débat doit avoir lieu

Pour les organisateurs du rassemblement, il est urgent d’avoir un débat sur la question. « Nous comprenons que la pandémie prévaut et que l’ennemi, c’est le virus, confirme leur porte-parole Sarkis Simonjan. Un débat doit toutefois être rendu possible sur la manière dont nous le combattons. Avec les mesures actuelles, le monde politique crée des divisions, de la discrimination et de la paranoïa. On aimerait que les politiques nous écoutent. « 

Quelques échauffourées au moment de la dislocation

Si les deux derniers rassemblant avaient provoqué de violents affrontements entre une partie des manifestants et les policiers, les organisateurs ont cette fois tout mis en place pour que tout se déroule dans le calme. Le cortège était cette fois entouré d’une trentaine de stewards qui ont tout fait pour que les choses ne dérapent cette fois encore.

Plusieurs autopompes, chevaux et un dispositif impressionnant de policiers, la police avait elle aussi déroulé les grands moyens, sans que ce soit nécessaire puisqu’une grande majorité des manifestants ont défilé dans le calme cette fois.

Aux abords du rond-point Schuman, la police a toutefois dû faire usage de la force en fin d’après-midi, mais à cause d’une minorité qui lui a lancé des branches, des pavés et des bouteilles en verre. Une bonne partie des manifestants avait déjà quitté les lieux à ce moment-là.

La police bruxelloise a arrêté dimanche 55 personnes en marge de la manifestation contre une obligation vaccinale et l’usage du Covid Safe Ticket (CST, le pass sanitaire requis pour accéder aux établissements horeca, événements culturels, etc.), a indiqué sa porte-parole Ilse Van de Keere.

Il s’agit de 48 arrestations administrative et sept arrestations judiciaires. Un manifestant, blessé, a dû être transporté à l’hôpital par mesure de précaution. La RTBF a également indiqué que l’une de ses journalistes couvrant la manifestation a été agressée et qu’elle porterait plainte.
 

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