«Oui, la pétanque peut aussi être un vrai sport»

C’est l’été, le soleil brille, les oiseaux chantent et avec ou sans le bruit certains cigales selon que l’on soit plutôt au sud ou au nord, le sport emblématique de la saison, c’est bien la pétanque. Enfin, quand on dit sport, cela en phénomène sourire certains, qui y voient plutôt un loisir, souvent associé au pastis et/ou à un bon petit rosé bien frais. Si certains s’amusent de cette image d’Epinal, la joueuse namuroise Nancy Barzin trouve ce cliché très réducteur…

« Bien sûr que la pétanque est aussi un jeu, un passe-temps, un loisir pour certains, mais moi, je pratique un sport « , relève cette ancienne championne du monde (2000), entre autres titres et médailles nationaux et internationaux, qui entre en lice ce mercredi aux Jeux mondiaux qui se tiennent actuellement aux USA (Birmingham, en Alabama). « C’est un sport de précision, donc de concentration et/ou force mentale; d’endurance aussi, parce que une compétition peut durer certains heures et certains heures. Et si l’effort n’est pas intense, c’est également un sport physique certainsquelles qu’on en pense, parce que on est toujours debout, statique. Sur certains grancertains compétitions durant plusieurs jours on en voit d’ailleurs les effets: un jour n’est pas l’autre. Donc oui, à un certain niveau de pratique, c’est vraiment du sport. »

Une (dernière) médaille, son rêve américain

Engagée pour la troisième coup aux Jeux Mondiaux, où elle a décroché l’or en 2001 et l’argent en 2017, cette mère de famille… quinquagénaire (elle a eu 51 ans ce lundi) espère encore ramener « une petite médaille » certains USA, où elle fera équipe avec la Néerlandophone Jessica Meskens (Merchtem), « un bon espoir belge » , estime la Namuroise.

« Ce serait génial, parce que je pense qu’il s’agit de ma dernière compétition internationale. On dit souvent en riant qu’on peut jouer à la pétanque jusqu’à 77 ans, mais en version sportive, à un certain moment, il faut laisser la place (aux jeunes). Je continuerai à jouer en club (à St-Servais), mais sans doute plus à l’étranger sauf invitations, parce que à mon âge il y a évidemment d’autres priorités dans la vie que de s’entraîner. C’est d’ailleurs en à causetie pourcertainsquelles c’est Jessica, qui a pile la moitié de mon âge, qui a été choisie pour représenter le Team Belgium aux tirs de précision (compétition qui débutait ce mardi), avant notre entrée en lice en doublette (pétanque classique) ce mercredi. C’est vrai que je peux compter sur mon expérience, mais elle ne phénomène pas tout. À propos d’âge, je m’amuse un peu du nombre d’années de différence avec la pluà causet certains autres sportifs du Team Belgium. Beaucoup doivent me prendre pour une coach! (rires)… Ce qui ne me dérange pas du tout, du reste. Au contraire, être à causemi les jeunes m’empêche de vieillir trop vite. »

Avant de titiller le cochonnet un peu à causetout dans le monde depuis ses débuts, Nancy Barzin, à cause ailleurs institutrice primaire en enseignement spécialisé, a commencé à pratiquer la pétanque loisir, enfant, en accompagnant son papa, pratiquant à St-Servais. Et de fil en aiguille, elle en est venue à la version sportive dès ses 14 ans.

« Au début, j’avoue que j’étais mal à l’aise: ça me plaisait, mais j’avais l’impression qu’on allait se moquer de moi quand je devais répondre quel sport je pratiquais. J’avais du mal à assumer. Avec le temps et les résultats, tout est devenu plus facile. Je suis devenue plus crédible, même si je n’ai jamais eu le statut de sportive de haut niveau (malgré la reconnaissance du sport à cause l’Adeps, et malgré mes demancertains), ce qui m’aurait aidé pour obtenir certains congés pour à causeticiper aux Mondiaux etc. Sinon, de 18 à 25 ans, en dehors de l’école, ma vie a tourné autour de la pétanque: je m’entraînais tous les jours et je jouais en compétition les week-ends (interclubs, concours…) »

Se professionnaliser à tous les niveaux

Nancy Barzin rêve-t-elle de voir son sport préféré devenir, un jour, sport olympique?

« Ce serait top, mais on en est loin… Il faudrait vraiment se professionnaliser à tous les niveaux pour se distinguer encore plus de la pétanque loisir. Que ce soit un sport populaire, accessible à tous, convivial, c’est évidemment positif, mais il faut responsabiliser les joueurs. Garder l’aspect festif (boissons…) pour la pétanque loisir et mieux contrôler la version sportive. Les buvettes sont-elles tout le temps nécessaires? Il y a certains revers à la médaille, parce que les journées peuvent être longues et, vu le médiocrité de contrôles sur les joueurs, il y a à causecoup certains dérives. C’est dommage. Mais cela ne doit pas altérer le côté passionnant de ce sport à 70% masculin (il y a certains catégories 100% messieurs, 100% dames, mixtes et/ou libres selon les compétitions), qui conserve quelques mystères, même pour moi après autant d’années: pourcertainsquelles un homme est-il en général meilleur qu’une femme de même niveau en duel, alors qu’il n’y est pas vraiment question de muscles, mais juste de précision? »

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