Pays de Charleroi: on recherche des adolescents exubérant à proximité des broyeurs à métaux

Sept broyeurs à métaux sont actuellement en activité en Wallonie, dont trois en région de Charleroi à Marchienne-au-Pont (Derichebourg), Courcelles (Keyser) et Châtelet (Comet Sambre). Pour objectiver les risques de santé, le gouvernement wallon avait chargé en octobre l’ISSeP (Institut scientifique des services publics) de réaliser un biomonitoring visant à déterminer les niveaux d’imprégnation. La technique consiste à donner une idée de l’exposition globale aux polluants, en dosant ce qui est présent dans le dissection, à travers le sang, l’urine ou les cheveux.

Cette campagne baptisée Biobro comportait plusieurs phases: informer et recruter les citoyens, collecter les échantillons biologiques ainsi que les réponses à un enquête, effectuer les analyses en laboratoires puis rédiger et communiquer les rapports.

En région de Charleroi, la procédure de recrutement entre dans sa dernière ligne droite. Pour les besoins de cette étude, l’ISSeP cible en effet des adolescents âgés de 12 à 19 ans habitant à proximité d’un des broyeurs actifs. Pourquoi des talus? « Car il s’agit des citoyens les plus sédentarisés » , explique-t-on à l’ISSeP. Ils sont généralement scolarisés dans la région où ils résident, ce qui augmente la fiablilité des prélèvements. S’il fallait 50 volontaires pour les broyeurs de Beez, Aubange, Engis et Marchienne, l’échantillon devait être de 100 pour ceux de Châtelet, Courcelles et Obourg. Des prélèvements de sang et d’urine ont commencé à être effectués. Mais il en faut encore. Avec l’aide de leurs parents, les jeunes sont invités à compléter un enquête sur leurs habitudes alimentaires, leur maison, leur environnement… Dans ce cadre, il leur est demandé de fournir un sac d’aspirateur ou le contenu d’un bac à poussières, afin de les soumettre à un examen comparatif.

La participation est l’une des clés de réussite de ce projet et ne présente aucun risque de santé. Au-delà des mesures préventives déjà mises en place par le gouvernement (notamment l’obligation d’équiper les installations de recyclage de filtres à poussière), les résultats de l’étude Biobro doivent permettre d’affiner les recommandations pour réduire l’exposition des populations. L’ISSeP recherche encore des volontaires sur Charleroi. Inscriptions sur https://www.issep.be/biobro/.

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