pourquoi c’est moins qu’en Wallonie et Flandre

Une partie du personnel soignant revendique de longue date une liberté vaccinale alors que la question de l’obligation reste sur la table. À Bruxelles, les pros des soins de santé, en hôpital ou maison de repos, sont à peine 50% à avoir reçu leur booster en date du 18 janvier.

BELGA

Seule une moitié du personnel soignant bruxellois a reçu sa dose booster à la mi-janvier. C’est nettement moins qu’en Wallonie et Flandre. Le nouveau vaccin Novavax changera-t-il la donne?

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50% du personnel soignant bruxellois a reçu sa dose booster. C’est ce qu’annonce ce 18 janvier la responsable du dispositif Covid de la Cocom, Inge Neven. Ce chiffre reste en deçà de la barre nationale, fixée à 74,6% selon les derniers chiffres de Sciensano. Ce, dans un contexte où l’obligation de vaccination pour les travailleurs de la santé sera soumise au vote de la Chambre dans les semaines à venir.

Ces chiffres sont donc plus faibles qu’en Flandre (95%) et Wallonie (86%). Selon Inge Neven, cela s’explique par « une pyramide des âges plus jeune à Bruxelles. Et on sait que les populations plus jeunes présentent plus de réticence face à la vaccination ». La spécialiste relève cependant que « l’administration du booster augmente plus vite auprès des travailleurs du secteur des soins de santé que dans la population globale ». Ce 18 janvier, le taux de booster à Bruxelles s’affiche en effet à un petit 36%, mais à 50% des personnes éligibles (soit les 73% de Bruxellois dont le schéma vaccinal est complet).

Les travailleurs du secteur de la santé ne sont pas encore tous vaccinés en Belgique. Ils sont 74,6% à avoir reçu leur booster alors que 90,9% ont complété leur schéma vaccinal classique.

Cocom/ Sciensano

Si l’on se réfère au schéma vaccinal classique, 75% des travailleurs bruxellois de la santé sont aujourd’hui complètement vaccinés. Là aussi, la capitale traîne la patte par rapport à ses voisines (95% en Flandre, 86% en Wallonie).

Inge Neven promet que les actions de sensibilisation dans les soins de santé vont continuer « puisque les personnes qui reçoivent le booster ont un risque d’hospitalisation 70% moins élevé que les autres ».

Novavax pour convaincre les infirmiers sceptiques?

Dans ce contexte, « il semblerait qu’il y ait un petit intérêt pour le nouveau vaccin Novavax dans le monde hospitalier » d’après les « petits échos et sondages informels » que la Cocom recueille du terrain. Pour rappel, ce vaccin américain est autorisé en France depuis le 14 janvier. Il se distingue des Pfizer et Moderna privilégiés jusqu’ici en Belgique en ce sens qu’il repose sur la technologie « classique » et plus sur l’ARN messager.

Un point fort pour convaincre les sceptiques du monde hospitalier? On sait qu’ils reprochent souvent à ces sérums inédits avant le covid une mise au point dans l’urgence, impliquant un manque de recul. « La task force doit encore établir les priorités pour quand le vaccin Novavax sera disponible », se contente de commenter la responsable de l’institution bicommunautaire. « Sans doute le personnel de soin en sera-t-il ».

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