Pourquoi vous devez vous méfier si on vous salue d’un « high five » en rue (Bruxelles)

(illustration)

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Si un inconnu vous tend la main pour un « high five », mieux vaut peut-être vous méfier. C’est l’enseignement de la mésaventure vécue par la victime d’un duo de pickpockets dans le centre de Bruxelles en ce début novembre.

Les faits se sont produits le 2 novembre vers 23h, à l’intersection du boulevard Adolphe Max avec la rue du Pont Neuf. « Une patrouille de la brigade anti-agressions remarque que deux hommes en abordent un troisième en lui faisant un high five », relate la zone de police Bruxelles Capitale Ixelles. Les agents ont la puce à l’oreille: il s’agit d’une prise de contact prisée des pickpockets. Et donc « suspecte ».

« Pareil contact est en effet souvent employé en vue de réaliser un vol selon la “technique football” », reprend la zone. En gros, il s’agit de mimer des jonglages et passements de jambe sans ballon, afin de distraire la victime.

Ça ne rate pas

Les policiers observent donc le manège. « Un des deux suspects essaie de serrer la victime dans ses bras. Il prend sa main et place sa jambe droite entre ses jambes. Ce faisant, il fait un mouvement de haut en bas ». Et ça ne rate pas: « En distrayant de la sorte la victime, le suspect réussit à voler son portefeuille qu’il remet à son complice en vue de le fouiller. Une fois la fouille opérée, le bien est restitué à la victime ». La même technique est utilisée pour voler le GSM de la victime. « L’homme quitte alors les lieux tandis que son complice continue à distraire la victime ».

Celle-ci « ne semble pas avoir remarqué le vol et continue son chemin sur le boulevard Adolphe Max en direction de la petite ceinture ». C’est alors que les policiers entrent en action: ils rattrapent la victime, vérifient que le portable a bien disparu, puis serrent les deux suspects à deux pas, rue Saint-Pierre. « Tous deux sont connus des services de police pour de multiples faits similaires et se trouvent en situation illégale en Belgique ». L’un des deux est sous la menace de deux ordonnances de capture et un prélèvement ADN. Il a aussi reçu de l’Office des Etrangers un ordre de quitter le territoire.

« Les deux hommes ont été entendus par le procureur de Roi de Bruxelles et sont cités à comparaître devant le tribunal correctionnel en date du 18 novembre pour répondre de ces faits », termine la zone Bruxelles Capitale Ixelles.

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