Poutine, il faut tracer une ligne

Le mot pandémie nous afflige déjà suffisamment, on ne voudrait surtout pas voir le mot guerre s’immiscer à son tour dans l’actualité de cette année 2022. Mais Vladimir Poutine pourrait ne pas nous laisser le choix si ses troupes entrent en Ukraine.

Le président Biden n’est pas du tout optimiste. Il dit s’attendre à ce que le dirigeant russe passe aux actes. Déjà hier, les Américains ont fait transférer de l’équipement militaire à l’Ukraine.

Justin Trudeau a aussi reconnu mercredi qu’il se prépare au scénario d’un conflit armé. Il a insisté pour rappeler le caractère totalement inacceptable de tout geste d’agression de la part de la Russie ou de toute incursion en territoire ukrainien. Il a raison. Le Canada devrait dans un tel cas contribuer avec ses alliés à tracer une ligne dans le sable.

Notre premier ministre refuse de confirmer que le Canada pourrait participer de façon militaire au soutien de l’Ukraine. Il évite tout geste de provocation envers les Russes. Va pour la prudence diplomatique, mais discrètement le Canada n’a d’autre choix que de préparer ce scénario.

Pas deux fois

Souvenons-nous que le monde avait fermé les yeux lorsque le même Poutine a pris le contrôle de la Crimée. Il y avait des circonstances historiques disait-on à l’époque, en plus d’un référendum dans lequel les Criméens avaient manifesté leur désir de quitter l’Ukraine. Victoire quand même majeure pour Poutine qui parvenait à annexer un territoire stratégique.

Poutine exprime des préoccupations compréhensibles concernant l’adhésion à l’OTAN des pays autour de lui. Les Américains avaient promis le contraire à Gorbatchev jadis. Néanmoins, rien ne pourrait justifier une invasion de l’armée russe en Ukraine.  

Les États-Unis, le Canada, l’Europe devront réagir avec fermeté si jamais Poutine va de l’avant. Passer l’éponge sur celle-ci reviendrait à donner au président russe un laissez-passer pour des frasques futures.

Officiellement, Poutine est élu. Dans les faits, il dirige un régime autoritaire où l’opposition risque de finir empoisonnée ou emprisonnée. Il ne respecte pas grand-chose et il est convaincu que, tapis dans notre confort et notre indifférence, nous allons tout laisser passer pour éviter le trouble.

Éviter la guerre

Bien sûr il faut jusqu’à la dernière minute travailler par la voie du dialogue pour éviter un conflit armé. La solution négociée est toujours la meilleure et les guerres engendrent destruction et terreur. On doit tenter de les éviter. Mais laisser un tyran envahir ses voisins ne saurait être toléré.

Comment répliquer à Poutine ? Peut-on répliquer à une invasion militaire par des sanctions économiques et financières ? Par un appui militaire à l’Ukraine ? Il faut que la réplique soit proportionnelle à la gravité de la décision russe d’envoyer son armée dans un pays souverain.  

Le président Biden a parlé mercredi de sanctions moindres si la Russie faisait une « incursion mineure ». Je voudrais bien qu’on nous définisse cela…

Préparons nos esprits, si Poutine provoque un conflit armé, nous n’aurons pas le droit de rester spectateurs.

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