Premier concert de Stromae au Palais 12 de Bruxelles devant 9.000 personnes conquises (Bruxelles)

Stromae a donné ce mardi soir le premier de ses trois concerts « avant-première » au Palais 12 de Bruxelles, avant Paris le 24 février (Accor Aréna) et Amsterdam le 27 février (Afas Live).

Il est 21 h 55, mardi soir, et les lumières du Palais 12 se rallument. Quelques coups de sifflets se font entendre, rapidement couverts par le bruit de la foule qui se dirige vers les sorties du Palais 12 de Bruxelles. Stromae vient d’y livrer onze morceaux (six du nouvel album annoncé pour le 4 mars, cinq anciens) en une grosse heure.

Malgré son absence de la scène depuis son concert à Kigali le 17 octobre 2015, le maestro – vêtu de sa chemise blanche à jabot, tout comme ses 4 musiciens – n’a rien perdu de son aisance. Pourtant, c’est plutôt casse-gueule de venir chanter des titres qui ne sont pas encore parus. Mais la qualité des projections vidéos en 3D, la maestria technique des effets visuels et la qualité des nouveaux morceaux ont vite fait chavirer un Palais 12 enthousiasmé par ces retrouvailles.

Tout commence par un mini court-métrage où plusieurs avatars semblent fort occupés. L’un d’eux va réveiller Stromae, qui arrive en chair et en os sur scène pour entonner Invaincu dans un halo de lumière. Le titre – qui ouvrira son album Multitude – parle de sa victoire sur la dépression, avec des allusions au monde du foot.

 

«Je suis un peu stressé, mais très heureux d’être là. J’espère que vous aussi.»

 

Après avoir enchaîné avec fils de joie – qui évoque la prostitution – Stromae prend enfin la parole en lançant un « Bonsoir! » enthousiaste. « Je suis un peu stressé, mais très heureux d’être là. J’espère que vous aussi. » Preuve que ce stress n’est pas feint, il demandera deux fois au public si « ce n’était pas trop nul » après les nouveaux morceaux.

L’ambiance monte encore d’un cran avec Tous les mêmes, pour retomber très vite quand il entonne Quand c’est?, chanson sur le cancer et grand moment d’émotion accompagné par des projections magnifiques.

Viennent ensuite Mauvaise journée et Bonne journée, deux nouvelles chansons aux textes miroirs qui évoquent des humeurs opposées. Un chien-robot fait ensuite irruption sur scène apporter la veste bigarrée nécessaire pour entamer un Papaoutai tonitruant, repris évidemment en chœur par 9 000 personnes enthousiastes. Elles s’époumonent encore ensuite sur Formidable et même sur L’enfer, dont les paroles sont sur toutes les lèvres depuis le buzz dans le JT de TF1.

C’est le moment de terminer en apothéose avec Santé, sa rythmique sud-américaine et sa chorégraphie sur grand écran qu’il est quasi impossible de répéter tant on est serré dans la fosse. Un Alors on danse endiablé vient clôturer le set de façon énergique, comme un hymne libérateur post-covid.

Impossible cependant d’éviter le rappel. C’est donc un Mon amour – texte amusant sur l’infidélité – qui vient clôturer magistralement ce premier concert d’une longue série.

Bonne nouvelle: le maestro est bel et bien de retour.

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