Présidentielle en France: coup d’envoi en vue pour Macron

PARIS | Le président français Emmanuel Macron, en tête dans les sondages pour la présidentielle d’avril et sur le point d’annoncer sa candidature, tiendra son première réunion de campagne le 5 mars à Marseille (sud), a appris mercredi l’AFP au sein de son mouvement.  

• À lire aussi: Pour Emmanuel Macron, l’horizon s’éclaircit vers la présidentielle française

En pleine crise entre l’Ukraine et la Russie, M. Macron a repoussé la question de sa candidature au plus près de la date limite officielle, fixée au 4 mars.

Il devrait déclarer sa candidature dans le courant de la semaine prochaine, à une date encore inconnue, selon son entourage.

Puis tenir sa première réunion de campagne le samedi 5 mars à Marseille, au Parc Chanot, ont annoncé à l’AFP trois sources au sein de son mouvement LREM.

L’opposition lui reproche de se «cacher» et de faire campagne sans le dire, notamment dans le cadre de ses déplacements présidentiels.

Le chef de l’État sortant est donné en tête des intentions de vote au premier tour de la présidentielle du 10 avril dans toutes les enquêtes d’opinion réalisées jusqu’à présent. 

Selon un sondage publié mercredi, il recueillerait 24,5% des voix, devant Marine Le Pen (RN, extrême droite) à 18%, Eric Zemmour (Reconquête!, extrême droite) à 13,5%, Valérie Pécresse (LR, droite) à 11,5% et Jean-Luc Mélenchon (LFI, gauche et extrême gauche) à 11%.

AFP

Marine Le Pen et Eric Zemmour.

L’entrée en lice imminente de M. Macron pourrait, selon les sondeurs, donner de la clarté à une campagne encore «confuse» pour de nombreux électeurs à six semaines du premier tour.

Cela «peut faire que la campagne s’ouvre vraiment», a affirmé mercredi à l’AFP Bernard Sananès, le président de l’institut Elabe, qui rappelle que «les intentions des Français d’aller voter sont toujours de 4 à 5 points inférieures à celles de 2017» à la même période, une tendance qui laisse craindre une forte abstention en avril. 

Brice Teinturier, le directeur général délégué d’Ipsos, note de son côté «une espèce de difficulté pour les Français à entrer dans cette campagne». 

Il a pointé sur France Inter un «manque de clarté» dû à l’absence de M. Macron, mais aussi à «l’affaiblissement du clivage gauche-droite, qui permettait d’ordonner, de créer des repères». Outre l’entrée en lice de M. Macron «nous sommes toujours en attente (…) de ce qu’il va annoncer» et des débats que cela va susciter, a-t-il ajouté.

Un ministre croit savoir que M. Macron, déjà identifié comme «un réformateur économique», pourrait investir dans son futur programme des domaines tels que l’éducation, la culture, la jeunesse, la cohésion sociale et le climat.

Selon cette source, «l’idée est d’avoir quelques objets de rupture forts, quelques marqueurs».

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