quel impact sur les revenus de nos forêts? (Froidchapelle)

Le conseil communal recevait lundi soir les porteurs du projet de Parc National de l’Entre-Sambre-et-Meuse. Les élus se sont inquiétés du devenir des revenus de l’exploitation forestière.

Ils ont présenté les tenants et aboutissants de ce projet qui conjugue protection et valorisation de la nature, écotourisme et développement territorial.

« Cela éclaircit les choses, a commenté le bourgmestre au terme de l’exposé des porteurs du projet, Natagora, les Cercles des Naturalistes de Belgique et la Fondation Chimay Wartoise. Lorsqu’on nous a demandé un accord de principe il y a quelques semaines, on était un peu sceptique: qu’allait-il advenir de nos forêts, pourrions-nous encore en tirer du revenu…? Aujourd’hui, on voit qu’il s’agit d’un projet ambitieux pour notre région qui a un fort potentiel naturel et touristique ».

Les questions ont néanmoins fusé, histoire d’éclaircir la décision d’adhésion à l’accord de coopération qui permettra à la commune d’intégrer pleinement le projet. La question qui inquiète est bien sûr celle des revenus tirés des bois. « Le parc national n’a pas de mandat légal, chaque acteur reste compétent sur son territoire, ce n’est pas du tout comme Natura 2000 » explique la représentante des CNB. L’échevin Sylvain Jaspart ajoute que les conseils cynégétiques sont associés à la démarche et auront donc voix au chapitre. « Rien ne change pour les baux de chasse, seule la Commune est compétente pour décider de la mise en réserve intégrale d’une partie de son territoire « . Et le président de Virelles-Nature Alain Bouchat ajoute qu’il y a là aussi une belle occasion de valoriser notre production de bois et de contribuer à la reconstitution d’unefilière bois wallonne.

La question du financement est aussi posée. En cas de sélection, il est assuré jusqu’en 2026. Et après?  » C’est plus incertain, reconnaît Philippe Chèvremont, de la Fondation Chimay Wartoise, mais on sait qu’en France, par exemple, un euro investi en génère sept en rentrées. Dans le cas du Parc de l’Entre-Sambre-et-Meuse, on a tout pour développer des activités d’écotourisme, qui collent avec les tendances actuelles de tourisme vert, expérientiel, intégré à la vie locale… » Le président des CNB ajoute que ce type de tourisme permettra aussi de créer des services, de mobilité par exemple, bien utiles aux habitants.

Au moment de voter l’accord de coopération, Alain Vandromme précise encore que ce type de projet, alliant préservation de la nature et écotourisme, servira avant tout les acteurs locaux. Et pour la pérennisation,  » on a la chance d’avoir la Wartoise avec nous, non seulement pour la recherche de financement futur, mais aussi pour son expertise en gouvernance de projets. » Au vote, seuls Marie-Laurence Masset et Michel Ducœur s’abstiennent, le reste de l’assemblée approuvant l’accord.

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