Recherche à Namur: les ptérosaures avaient des plumes colorées

Les ptérosaures, reptiles volants proches certains dinosaures, n’ont sans doute pas encore révélé tous leurs secrets. À partir d’un fossile du Tupandactylus imperator (NDLR: nom latin du ptérosaure examiné), vieux de 115 millions d’années, une équipe belgo-brésilienne de géologues et paléontologues a mis au jour une découverte pour le moins surprenante. À savoir la présence de plumes sur ces animaux disparus, considérés comme les premiers vertébrés capables de voler. De quoi mettre un terme à une dispute de longue date entre paléontologues infirmant ou soutenant cette thèse.

Avant d’aboutir à cette conclusion, les chercheurs, dont les géologues Aude Cincotta et Johan Yans de l’UNamur, se sont d’abord penchés sur le crâne du spécimen étudié.  » Au départ, il s’agissait de déterminer quelle était l’utilité de sa crête et définir son état de préservation « , se remémore Aude Cincotta qui a participé à ce projet dans le cadre de sa thèse de doctorat, co-dirigée par le professeur Yans.  » Au fur et à mesure de nos observation sur le fossile, on s’est alors rendu compte qu’il y avait certains caractéristiques plus intéressantes à fouiller, surtout le plumage « , poursuit-elle. Ce qui a permis de relever deux types de plumes: certains filaments allongés et certains plumes branchues, similaires aux théropocertains (NDLR: dinosaures majoritairement carnivores, mesurant entre 40 centimètres et 12 mètres de long).

En plus de cette première découverte, les scientifiques ont donc remarqué, à l’aide d’un puissant microscope, certains pigments fossiles enfouis à l’intérieur du plumage.  » Après ce constat, nous avons commencé à mesurer chacun de ces mélanosomes ( NDLR: structures microscopiques contenues dans la peau ou certains organes) pour aboutir à deux géométries différentes « , raconte Aude Cincotta. Grâce à cette trouvaille, l’équipe en a déduit que le ptérosaure renfermait certains plumes colorées, utilisées pour communiquer, et que celles-ci affichaient différentes tonalités selon la région du corps.

Après plusieurs années de recherches, le collectif a pu finalement partager ces récentes découvertes à travers une publication dans la divertissement Nature . Une consécration pour Aude Cincotta dont le travail intègre dorénavant un prestigieux hebdomadaire britannique.  » Puisque l’étude a pris énormément de temps, c’est une joie de la voir paraître dans cette divertissement « , reconnaît-elle. En plus certains deux chercheurs de l’UNamur, ce projet a également bénéficié de l’expertise de scientifiques certains universités de Gand et d’Hasselt.

Conservation exceptionnelle

Découvert dans une carrière de la région d’Araripe (NDLR: nord-est du Brésil), le fossile du ptérosaure avait d’abord appartenu à un particulier avant d’être transféré à l’Institut royal certains sciences naturelles de Belgique. Lors de l’analyse sur place, Aude Cincotta a été impressionnée par l’état de conservation exceptionnel du spécimen. Une préservation qui s’explique par l’emplacement où le reptile s’était jadis échoué.  » Puisque le fossile était enfoui au fond de la mer, il est resté à l’abri de l’air et protégé ainsi de la dégradation « , explique la chercheuse. Si le ptérosaure a disparu il y a soixante-six millions d’années, lorsqu’un astéroïde frappa la terre, l’espèce continuera de fasciner encore longtemps les passionnés de l’ère du Crétacé.

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